GB : des eaux de baignade satisfaisantes

Le 17 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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Le Royaume-Uni vient de publier les résultats des analyses de ses eaux de baignades. Ils sont plutôt satisfaisants. Le pays se prépare désormais à répondre à des normes européennes de salubrité encore plus sévères.

Sur un total de 413 lieux de baignade répertoriés le long des côtes britanniques, 406 ont répondu aux normes de salubrité de la directive européenne n°76/160 CEE. Cette directive définit un classement des eaux en quatre catégories : A pour les eaux de bonne qualité, B pour les eaux de moyenne qualité, C pour les eaux pouvant être polluées momentanément et D pour les eaux de mauvaise qualité. Une eau de bonne qualité contient moins de 100 eschérichia coli (E.coli) par 100 millilitres d'eau, E.coli étant la bactérie témoin d'une contamination organique par les streptocoques fécaux. Une eau est considérée comme de mauvaise qualité à partir de 2000 E.coli par 100 ml. Cette recherche de pollution organique provenant de rejets d'eaux usées non traitées est complétée par la recherche d'huiles minérales et de substances tensioactives. Les eaux de baignade conformes doivent en comporter moins de 0,3 milligrammes par litre. La directive impose qu'entre le 15 juin et le 15 septembre les services sanitaires effectuent au moins une analyse tous les quinze jours.

Le Department for environnment, food and rural affairs (Defra) est extrêmement satisfait d'un taux de conformité qui atteint 98%. D'abord parce que ce taux n'était que de 83% en 1994 et de 90% en 1999. Ensuite, parce que l'été 2004 a été particulièrement pluvieux, même pour l'Angleterre. Le sud est du pays a ainsi connu des orages violents qui ont ravagé des stations touristiques et lessivé des sols pollués ou chargés en engrais agricoles. Malgré ces conditions défavorables, le taux de conformité n'a baissé que de 0,5% par rapport à 2003, année en revanche très sèche. Le Defra y voit le résultat d'investissements massifs dans les stations d'épuration et les bassins d'orages des villes et villages du littoral anglais. D'ici l'an prochain, 600 millions de livres (420,5 millions d'euros) vont encore être dépensés dans des systèmes de dépollution. Par ailleurs, le gouvernement anglais a instauré une politique de lutte contre les pollutions diffuses agricoles notamment par la promotion de la fertilisation raisonnée.

Tous ces travaux sont prévus pour anticiper la révision de la directive de 1976. Dans les prochains mois, le Parlement européen se penchera sur un projet très discuté notamment par les pays qui ont un littoral étendu comme la France, l'Espagne, l'Italie ou la Grèce. Il s'agit tout d'abord de donner un nouveau tour de vis aux normes de qualité en abaissant le classement en A à 50 E.coli par 100 ml. Il s'agit ensuite d'exiger des Etats membres de fournir des données en temps réel de l'état des eaux de baignade. La Commission européenne et bon nombre de parlementaires estiment en effet anormal qu'il faille attendre trois jours pour obtenir des laboratoires un résultat d'analyse. Durée pendant laquelle les consignes sanitaires ne sont pas données. La directive imposerait donc des résultats dans la journées dès que les conditions météorologiques font soupçonner une pollution.

En annonçant les résultats relatifs aux eaux de baignade anglaises, le Defra n'a pas fait mystère de son intention de se conformer au futur texte européen. Les Britanniques sont les seuls à publier la qualité de leurs eaux de baignade en automne. Pour tous les autres pays européens, il faudra attendre juin 2005.


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