Gaz de schistes: enfin une liste de produits chimiques

Le 18 avril 2011 par Geneviève De Lacour
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Pour la première fois, un document officiel liste 2.500 produits chimiques utilisés par 14 compagnies de production de gaz et de pétrole de schiste entre 2005 et 2009, aux Etats-Unis.

A la demande des démocrates américains, l’enquête rédigée par la Commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants des Etats-Unis revient sur les opérations d’extraction de gaz de schistes par fraction hydraulique réalisée dans 13 Etats du pays entre 2005 et 2009.

Alors que les opposants en France aux projets d'exploration de ces hydrocarbures non conventionnels se sont mobilisés ce week-end, l'association Générations futures, évoquant le rapport, publié le 16 avril, a dénoncé une nouvelle fois «le mythe de la fracturation hydraulique propre».

Plus de la moitié de la production de gaz aux Etats-Unis provient de ce type d'exploitation dont les dangers pour l'environnement et la santé ont été dénoncés, notamment par le film «Gasland» de Josh Fox, nominé aux Oscars.

L'extraction par fracturation hydraulique nécessite l'injection dans la roche de grandes quantités d'eau additionnées de produits chimiques pour faciliter les flux des hydrocarbures libérés. «Même si certains fluides de fracturation sont retirés du puits à la fin du processus, une quantité importante reste quand même sous terre», selon le rapport.

«Au total, les 14 compagnies ont utilisé plus de 2.500 produits pour la fracturation hydraulique contenant 750 substances chimiques (...), dont 29 sont connus pour être des cancérigènes ou suspectés comme tels ou représentant des risques pour la santé et l'environnement», selon le résultat des recherches des parlementaires américains. Ces produits sont utilisés pour épaissir ou désépaissir le liquide de fracturation, pour améliorer sa fluidité ou bien pour tuer les bactéries pouvant réduire les performances de fracturation, et se retrouvent dans les nappes phréatiques.

Le rapport cite notamment la présence de benzène, le toluène, le xylène et l'éthylbenzène, connus sous le sigle BTEX: «Au total, les compagnies ont injecté 43 millions de litres de produits contenant au moins un BTEX sur une période de 5 ans».

Une autre substance, l’éthylène glycol monobutyl éther, connue pour ses capacités de destruction de globules rouges ou de dommages à la moelle osseuse, le foie ou la rate, était le produit le plus utilisé au Texas pendant la période sous revue.
 
Selon les parlementaires, les compagnies ont en outre utilisé des produits dont elles ont refusé de révéler la composition exacte frappée du secret de fabrication ou la concentration de certains produits.
 
L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA, selon l’acronyme anglais) mène actuellement une étude sur les risques pour l’eau de consommation liés à la fracturation hydraulique.
 


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