Gaz de schiste: Shell promet monts et merveilles à l’Afrique du Sud

Le 02 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Les promesses pleuvent. Le groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a proposé jeudi 1 septembre 200 millions de dollars (soit 140 millions d’euros) d'investissements, des compensations justes, des milliers d'emplois et peu d'impact sur la nature, s'il obtient le permis d'explorer le Karoo. Cette vaste région aride située au centre de l'Afrique du Sud est supposée renfermer un important gisement de gaz de schiste.

L'exploration est pour l'instant frappée d'un moratoire que le gouvernement sud-africain vient d'étendre jusqu’en février 2012.

«Il est inévitable que tout le monde ne soit pas d'accord sur tout, mais il est vital d'en débattre tous ensemble ouvertement, entamons le dialogue et trouvons comment travailler ensemble au bénéfice du Karoo et de l'Afrique du Sud», a déclaré Jan Willem Eggink, un directeur de Shell.
 
Dans son exposé devant le club de la presse au Cap, il a évoqué la possibilité pour l'Afrique du Sud de produire de l'énergie grâce au gaz de schiste d'ici 10 ans et d'être auto-suffisante en énergie dans les décennies qui viennent.
La Shell voudrait creuser 6 puits d'exploration dans les trois premières années pour vérifier la viabilité commerciale de ses projets, mais dépend des autorisations des autorités sud-africaines. «Nous nous engageons à payer des compensations justes aux propriétaires des terrains (...)», a complété le directeur de la Shell.
 
La technologie moderne permet selon lui «de confiner les puits sur seulement 1% de la zone totale couverte par le permis». Mais la technique de fracturation hydraulique est très consommatrice d’eau. Et le directeur de Shell d’expliquer: «Toute l'eau usée que nous générerons lors des opérations de percement et de fracturation sera stockée dans des conteneurs et évacuée de façon appropriée». Il a également ajouté que l'eau potable ne serait pas touchée. «Durant la phase d'exploration, notre intention est d'importer l'eau dont nous avons besoin d'un autre endroit», a-t-il précisé, citant des rivières hors du Karoo puisque la région est particulièrement aride.
 
Jan Willem Eggink a conclu: «le projet pourrait attirer beaucoup d'investissements étrangers utiles, des recettes publiques significatives, et créer des milliers d'emplois, de formations et de partenariats avec des universités».
 
Quant aux écologistes et de nombreux habitants de la région, ils restent inquiets.
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus