Gaz de schiste: le gouvernement abroge drôlement les permis

Le 03 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le gouvernement a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, ont annoncé, ce lundi 3 octobre, la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet et son collègue de l’industrie, Eric Besson.
 
Les titulaires de permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux devaient remettre avant le 13 septembre «à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherche», rappelle un communiqué du gouvernement.
 
En conséquence, la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a envoyé un courrier aux 64 détenteurs de permis exclusifs de recherche leur rappelant le contenu de la loi et les informant qu’ils devaient «démontrer la pertinence de la démarche exploratoire, compte tenu des nouvelles conditions de l’exercice de l’activité d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures définies dans la loi».
 
A l’issue de l’instruction des 64 rapports reçus, le gouvernement a saisi ce jour le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies en vue de l’abrogation des trois permis suivants: Nant (Aveyron)détenu par la société Schuepbach, Villeneuve-de-Berg (Ardèche)(Schuepbach) et Montélimar (Drôme) (groupe Total). Ces trois permis représentent la totalité des permis demandés en France en vue de l’exploration de gisements de gaz de schiste. Pour les 61 autres permis en cours de validité, les détenteurs n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels. Tous ont pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique.
 
La décision de la DGEC peut surprendre. Car, contrairement à son concurrent américain, Total avait confirmé, le 12 septembre dernier, qu’il n’utiliserait pas l’hydrofracturation durant la phase d’exploration.
 
Mais, remarquent certains observateurs perfides, Nicolas Sarkozy doit se rendre demain mardi dans le Gard, dans le cadre du classement au patrimoine mondial de l'Unesco des Causses et des Cévennes. Ce déplacement s’annonçait difficile, en raison de la forte présence annoncée des opposants à l’exploitation des gaz de schiste, le Gard étant pratiquement couvert par la surface du permis de Montélimar (4.327 kilomètres carrés). La voie gardoise est désormais dégagée.


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