Gaz de schiste: la République tchèque prépare un moratoire

Le 09 mai 2012 par Geneviève De Lacour
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Les Tchèques ont beaucoup manifesté contre les gaz de schiste
Les Tchèques ont beaucoup manifesté contre les gaz de schiste

Le ministère tchèque de l'environnement a annoncé le 7 mai qu'il préparait un moratoire sur l'exploration de gaz de schiste suspendant jusqu'à deux ans tout nouveau projet de recherche.

«Mon ambition est de préparer une législation qui mette en place des règles du jeu claires», indique Tomas Chalupa, ministre de l’environnement.

Avant de préciser: « Je ne voudrais pas me retrouver dans une situation où une société privée poursuivrait en justice la République tchèque, dans un arbitrage concernant des bénéfices non réalisés, seulement parce que la loi tchèque n'est pas assez bonne».

Le ministère a rejeté en avril une requête de BasGas Energia (groupe Hutton Energy), portant sur le lancement de recherches du gaz de schiste dans le nord du pays. Le britannique Cuadrilla Resources attend actuellement une réponse à une requête similaire.

L'idée du moratoire intervient après une série de protestations et de lettres formulées par différentes régions du pays, inquiètes de voir l'exploitation du gaz de schiste détériorer la qualité de l’eau potable.

La fracturation hydraulique, méthode actuelle d'extraction, a été interdite en France et en Bulgarie alors que la Roumanie a annoncé la semaine dernière un moratoire sur cette méthode. En revanche, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la Pologne l'autorisent.

En Grande Bretagne, justement, l’actuel président de l’agence anglaise de l’environnement (EA), s’est déclaré le 8 mai favorable à l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste au Royaume-Uni. Selon Lord Smith, même si la technique est potentiellement risquée pour l’environnement, il estime qu’avec un suivi adéquat, ces risques peuvent être maitrisés.

Toujours selon le président de l’EA, exploiter les ressources en hydrocarbures non conventionnels dont dispose la Grande-Bretagne contribuerait à la «sécurité énergétique» du pays.

 



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