Gaz de schiste: l’académie des sciences veut forer (presque) tout de suite

Le 21 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le climato-sceptique Vincent Courtillot est l'un des signataires de l'avis de l'académie
Le climato-sceptique Vincent Courtillot est l'un des signataires de l'avis de l'académie
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Selon les sujets, l’Académie des sciences françaises a plus ou moins de certitude. Il y a trois ans, elle avait organisé un grand débat à huis clos, tout de même, pour statuer sur l’origine anthropique des changements climatiques. Mais après tout, le doute n’est-il pas la qualité première des scientifiques?

On a beau le chercher, le doute n’existe pas dans le dernier avis de l’institution du quai Conti. Publié ce jeudi 21 novembre, le maigre rapport (23 pages) résume la pensée des académiciens sur les gaz de schiste. Pardon, de roche-mère.

Se parant des vertus scientifiques, les auteurs estiment qu’il faut lancer un effort de recherche «sur toutes les questions scientifiques posées par l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste».

En clair, IFP EN, CNRS et Total doivent évaluer la ressource, mieux évaluer l’impact environnemental d’une «éventuelle exploitation», réduire les impacts des techniques existantes, développer des alternatives à la fracturation hydraulique et «démontrer si les impacts sur l’environnement sont maîtrisables» (sic).

Voyez-vous, nous dit l’académie, «les décisions au sujet des gaz de schiste [ont] été prises hâtivement et sans que le dossier soit véritablement instruit». Et après tout, la France a besoin de gaz pour développer les énergies renouvelables, réduire la part du nucléaire.

Tous ces travaux devant être suivis par une «autorité scientifique, indépendante et pluridisciplinaire», qui reste à créer, mais dont les membres peuvent être assurément recrutés à l’académie.

En résumé, «les conséquences positives pour l’économie qui pourraient résulter, pour la France, d’un développement des gaz et des huiles de roche-mère sont trop importantes dans la situation de crise actuelle pour qu’on puisse rejeter a priori, sans un examen attentif, cette ressource potentielle».

Pour un peu, on dirait une plaquette de GDF Suez.

 



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