Gaz de schiste: Batho rectifie les propos de Montebourg

Le 20 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Delphine Batho interviewée ce matin
Delphine Batho interviewée ce matin

Le gouvernement ne reviendra pas sur l'interdiction de la fracturation hydraulique, annonce aujourd’hui 20 juillet la ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho.

«Le gouvernement maintient clairement et nettement l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste, car nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l'environnement et avec des risques importants pour la santé», affirme la ministre interrogée ce matin 20 juillet par une télévision.

«Rien dans l'agenda du gouvernement aujourd'hui n'envisage de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique», ajoute-t-elle.

Début juillet, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a, quant à lui, laissé entendre que le gouvernement allait regarder ce dossier sensible de l'exploitation du gaz de schiste en France, mais sans le rouvrir.

Pour Delphine Batho, son collègue et ami Arnaud Montebourg a «formulé une réflexion intellectuelle qui n'est pas basée sur des faits».

Selon elle, ce qui pose problème c'est la technique utilisée pour explorer et exploiter ce type d'énergie fossile, technique qui emploie des produits chimiques finissant dans les nappes phréatiques. L’interdiction de la fracturation hydraulique a été votée à l’Assemblée nationale le 30 juin 2011 (voir JDLE).


A la question de savoir si le gouvernement va octroyer de nouveaux permis d'exploration pour connaître l'importance réelle des éventuelles réserves de cette énergie dans le sous-sol français, la ministre répond «non, il va y avoir la réforme du Code minier, texte qui fixe les règles sur l'exploitation des énergies dans les sols».

L'Union française des industries pétrolières (Ufip), l'organisation patronale du secteur pétrolier français, indique qu'elle espérait toujours que les gaz de schiste ne soient pas exclus du débat sur l'énergie prévu après la grande conférence annoncée à l'automne. «On enregistre la déclaration de la ministre. Mais on souhaite que ce débat puisse avoir lieu au moment où l'on parlera de l'énergie à l'automne», déclare son président Jean-Louis Schilansky.

Face à l'hostilité de l'opinion, l'industrie pétrolière se montre prudente sur la question. Le secteur plaide pour des forages de prospection permettant de confirmer la présence et la possibilité d'exploitation commerciale de gaz de schiste dans l'Hexagone.

La France est considérée par le ministère américain de l’énergie, avec la Pologne, comme le meilleur gisement potentiel en Europe de ce gaz piégé dans la roche. Mais les réserves polonaises ont été récemment revues à la baisse.

 



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