Gaz de houille: les écologistes du NPDC claquent la porte de la mission d’enquête

Le 31 janvier 2014 par Marine Jobert
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Le site de Gazonor, à Avion, dans le Nord-Pas-de-Calais.
Le site de Gazonor, à Avion, dans le Nord-Pas-de-Calais.
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En novembre 2013, la conférence permanente du Schéma régional de développement économique (SRDE) de la région Nord-Pas de Calais lançait une mission d’enquête sur le gaz de houille. Objectif affiché: mieux appréhender le potentiel de cette source d’énergie, et en connaître les techniques et les impacts environnementaux. Au menu: des déplacements en Lorraine et des auditions de personnes qualifiées. La mission devait rendre ses travaux le 18 février.

 

Une étape qui se déroulera sans le soutien des élus Europe Ecologie-les Verts, qui viennent d’annoncer qu’ils quittent le navire. Après avoir «largement joué le jeu», Jean-François Caron, président du groupe EELV au conseil régional Nord-Pas de Calais et président de la commission Transition écologique et sociale régionale, ainsi qu’Emmanuel Cau, vice-président Aménagement du territoire et environnement claquent la porte. Ils qualifient cet exercice de «contre-sens historique et politique à l’heure où la France et l’Union européenne misent sur une réduction des gaz à effet de serre et où le conseil régional s’engage dans la troisième révolution industrielle avec le Master Plan de Jeremy Rifkin».

 

Ils dénoncent les «partis pris de la mission d’enquête» présidée par le communiste Bertrand Péricaud, «qui ne se cache pas de vouloir gagner ’la bataille du gaz de houille pour notre région‘, [ce qui] nuit aux échanges nécessaires sur les risques liés à l’exploitation du gaz de couche. Conflit d’intérêt des sociétés contactées, indépendance relative des experts, absence de transparence des analyses scientifiques… sont autant de freins à la qualité de l’enquête sur une potentielle exploitation du gaz de couche».

 

Les élus refusent de cautionner plus avant l’exercice: «Les impacts environnementaux (liés au pompage d’eau et de gaz en haute profondeur, aux migrations de gaz, aux affaissements de terrain…) à l’échelle locale comme globale [n’étant] pas traités, on est face à un déni de l’urgence d’un changement de paradigme». Ils dénoncent également la faiblesse des preuves apportées sur la plus-value économique et la création d’emplois.

 

Le groupe EELV propose de créer une mission d’enquête sur le potentiel géothermique de la région, «afin d’évaluer la possibilité de substituer des centaines de milliers de tonnes d’équivalent pétrole pour la production d’électricité et le chauffage de logements et bureaux».

 



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