Gaz à effet de serre: le rôle des ménages

Le 29 décembre 2006 par Agnès Ginestet
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maison bois
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Dans son 4-pages du mois de décembre, l’Institut français de l’environnement (Ifen) souligne la contribution de nos activités quotidiennes aux émissions de gaz à effet de serre (GES), mais aussi les possibilités dont nous disposons pour limiter ces impacts.

Chauffage, utilisation de la voiture, alimentation: au même titre que les secteurs de la transformation d'énergie ou de l'industrie manufacturière, les ménages sont générateurs de GES. Entre 1990 et 2004, les émissions nationales ont diminué de 0,8%, alors que celles liées à l'habitat et à la mobilité des personnes ont augmenté. En 2004, elles représentaient ainsi 30% du total. Mais la France s'est fixée comme objectif de diviser par 4 ses émissions de GES (facteur 4) d'ici 2050, c'est-à-dire de passer d'environ 9 tonnes équivalent (teq) CO2 par habitant à 2 teq.

Les émissions liées à l'habitat représentent 13% des émissions totales, contre 11% en 1990. En moyenne, la consommation annuelle d'énergie par mètre carré de résidence principale est de 229 kilowattheures (kWh). Selon les auteurs, viser une consommation de 50 kWh/m2/an dans les constructions neuves, ce qui est au-delà de la réglementation thermique 2005 (RT 2005), serait même insuffisant pour atteindre le facteur 4. Il faudrait en effet viser cette même consommation de 50 kWh/m2/an lors de la rénovation de l'habitat ancien. Les diagnostics de performance énergétique instaurés depuis novembre pour les biens mis en vente, puis en 2007 pour la location, pourraient toutefois entraîner une augmentation de la maîtrise d'énergie. Déjà, en 2004, les ménages ont dépensé un total de 7,5 milliards d'euros dans des travaux d'isolation et dans l'acquisition d'équipements de chauffage économes, qui sont incités par des crédits d'impôt.

Une autre source de contribution des ménages aux émissions de GES est l'utilisation des véhicules particuliers, qui a augmenté de 17% entre 1990 et 2004, et qui représente aujourd'hui 14% des émissions de GES contre 12% en 1990. La puissance, qui a augmenté de 38% en 20 ans, et la présence de la climatisation, qui concernait 38% du parc automobile en 2004, ont renforcé cet impact.

Les ménages génèrent également des GES à travers le choix qu'ils font de certains produits alimentaires. L'éloignement entre les producteurs, distributeurs et consommateurs ne fait en effet qu'accentuer le problème. En 2004, les émissions du fret routier, qui transporte à 30% des marchandises périssables, représentaient 9% des émissions nationales. Mais acheter des produits de saison à côté de leur lieu de production permet de limiter les impacts liés au cycle de l'alimentation.

L'acquisition d'emballages plastiques aggrave aussi l'impact environnemental des ménages, puisque la fabrication d'1 kg de ce type de matériau entraîne l'émission de 0,5 kilogrammes équivalent (kgeq) CO2, et l'incinération du déchet génère 0,4 kgeq CO2. Acheter des produits sans emballages plastique, ou bien les trier chez soi permet donc de réduire les émissions. 




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