Gare aux tatous américains

Le 28 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Totalement inoffensif, mais couramment chassé, le tatou a plus d’une corde à son arc pour se protéger de ses prédateurs humains. Il dispose, certes, d’une solide cuirasse. Mais c’est aussi l’un des rares animaux, avec l’homme, à abriter le bacille de Hansen, la bactérie responsable de la lèpre.
 
Or, contrairement aux idées reçues, cette terrible maladie n’a pas disparu des Etats-Unis. Pis, une partie des nouveaux cas de lèpre, outre-Atlantique, ont pour origine un contact plus ou moins prolongé avec le quadrupède du genre Dasypus.
C’est du moins ce qu’affirme le docteur Richard Truman, dans un article publié mercredi 27 avril par The New England Journal of Medicine. Ce chercheur au National Hansen’s Disease Program de Baton Rouge (Louisiane) a séquencé le patrimoine génétique des bacilles trouvés chez des lépreux et selon lui le doute n’est pas possible: 30% des personnes atteintes ont été contaminés par des tatous.
 
La nouvelle n’est pas surprenante. La plupart des cas de lèpres sont détectés dans certaines régions du Texas ou de Louisiane, où l’on ne rechigne pas à déguster du tatou. Problème: les médecins généralistes locaux ne savent pas toujours diagnostiquer la maladie de Hansen qui peut être efficacement combattue par des antibiotiques, la Dapsone, la Rifampicine ou la Clofazimine. Conséquence : le nombre de lépreux américains augmente de 150 à 250 cas par an . Ce qui reste une goutte d’eau au regard des 250.000 personnes qui, en Inde, en Afrique ou au Brésil, sont frappées chaque année par cette maladie infectieuse chronique.


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