Gardanne: Hulot fait appel pour sauver la centrale à biomasse

Le 11 juillet 2017 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Vue de la centrale à biomasse de Gardanne.
Vue de la centrale à biomasse de Gardanne.
E.ON France

Le ministre de l’écologie a interjeté appel de l’annulation de l’autorisation d’exploiter de cette centrale à l’approvisionnement en biomasse très contesté.

D’une main, fermer l’usine qui brûle du charbon. De l’autre, sauver celle qui fonctionne à la biomasse. En annonçant dans son nouveau plan Climat la fin de la production d’électricité à partir du charbon pour 2022, Nicolas Hulot a tiré un trait sur la centrale historique de Provence. Mais allait-il pour autant soutenir le projet actuellement en test sur le même site, dont l'autorisation d'exploitation a été annulée par la justice le 7 juin (voir encadré)? Un mois après la décision du tribunal administratif de Marseille, le ministre de l’écologie a finalement annoncé que l’Etat faisait appel de la décision, aux côtés de l’exploitant de la centrale, le groupe allemand Uniper (ex-E.ON).

Les motifs d’annulation retenus par le tribunal administratif sont loin d’être dérisoires: l'étude d'impact et l'évaluation Natura 2000 n'ont porté que sur un périmètre de trois kilomètres autour de l'installation, alors qu’Uniper prévoit de brûler du bois collecté à plusieurs centaines de kilomètres, a relevé le tribunal. L'impact des rotations de camions qui alimenteront la centrale et la pollution atmosphérique (particules fines, dioxines, CO2) ont également été insuffisamment pris en compte.

150 MW de puissance

La centrale de Gardanne comporte deux unités, l'une au charbon et l'autre qui fonctionne en brûlant du bois. L'ensemble n'est pas encore en service, mais a déjà tourné à plein régime pour des tests et injecté de l'électricité dans le réseau. D'une puissance de 150 mégawatts (MW), la centrale biomasse de Gardanne représente un investissement de 250 millions d'euros et génère selon son exploitant 80 emplois directs. Elle doit fournir à terme 6% de la production d'électricité de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en consommant 850.000 tonnes de bois par an, pour moitié des déchets, pour moitié du bois issu de coupes forestières.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus