Gard: une pollution au plomb remise à jour

Le 15 mars 2005 par Christine Sévillano
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La pollution d'un ancien site de Metaleurop vient d'être découverte dans le sud de la France. Des analyses ont permis de mettre à jour des teneurs importantes en métaux lourds, notamment en cadmium et en plomb. On n’en connaît pas encore les effets sur la santé des riverains.

Dans le cadre d'un projet de création d'un terrain de camping à Saint-Laurent-le-Minier (Gard), village de 360 habitants, des études de sol demandées par le propriétaire du terrain, initiateur du projet, ont permis de mettre à jour une pollution ancienne et oubliée de métaux lourds. Des analyses complémentaires ont été demandées par la préfecture pour évaluer les risques de contamination de la chaîne alimentaire.

Le terrain se situe près d'une ancienne mine de plomb et de zinc exploitée par Metaleurop et fermée en 1991. Les premiers éléments communiqués par la préfecture montrent une forte teneur en arsenic, antimoine, cadmium et plomb. Ces deux dernières substances ont été trouvées dans certains légumes cultivés sur place dans des proportions dix fois plus importantes que la norme. Une contamination de certaines sources d'eau privées a également été détectée, mais l'eau du réseau public demeure potable. L'administration suspecte aussi la présence de substances toxiques enfouies sous le hameau La Papeterie.

La cellule inter-régionale d'épidémiologie a décidé d'interdire la consommation des produits de l'agriculture dans la zone concernée, sauf dérogation du maire après analyses négatives, la consommation l'eau des sources privées, ainsi que l'accès aux caves du hameau La Papeterie. Elle recommande en outre de laver les mains et les visages des enfants avant les repas. «La priorité est la mise en place de mesures sanitaires. A ma connaissance, la fermeture du site Metaleurop s'est effectuée dans les règles. Depuis 1991, nous n'avions pas eu d'alerte. Nous poursuivons désormais l'identification des risques sanitaires», affirme Assia Sixou, sous-préfète du Vigan.

Une étude de l'Institut national de l'environnement et des risques industriels (Ineris) devrait venir apporter des précisions sur le périmètre exact de la pollution et les milieux d'exposition. Une campagne de dépistage du saturnisme des enfants et des jeunes sera effectuée prochainement.




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