G400: le point d’orgue du débat public sur la PPE

Le 11 juin 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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A l'Hôtel de Lassay, 400 Français discutent énergies.
A l'Hôtel de Lassay, 400 Français discutent énergies.
CPDP

Dans le cadre du débat national sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), 400 Français ont été invités, samedi 9 juin, à l’Assemblée nationale pour préciser leur vision et leurs attentes vis-à-vis de la future politique énergétique. Une première.

 

Sans bruit, le débat public sur la PPE arrive dans sa dernière ligne droite. Après la tenue d’une centaine de réunions locales, les organisateurs commencent à tirer un premier bilan de cet exercice inédit.

Une primeur multiple, pourrait-on dire. C’est la première fois que l’on consulte les citoyens sur une politique publique, en l’occurrence l’application concrète de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). «Ce débat nous oblige à être créatifs», commente sobrement Chantal Jouanno, nouvelle présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP).

Une politique inappreciable

Autre nouveauté: l’absence totale d’un dossier du maître d’ouvrage. Dit autrement, les Français doivent se prononcer sur une PPE qui n’existe pas encore. L’absence des services de l’Etat dans les débats irrite aussi les membres de la Commission particulière du débat public (CPDP): «Sur les 90 réunions qui se sont déjà tenues, la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) n’était présence que dans 10», comptabilise Jacques Archimbaud, le président de la CPDP.

Ces curieux manquements n’ont pas calmé les ardeurs démocratiques. Bien au contraire. D’ici la fin du mois, quelque 10.000 personnes auront participé aux débats labellisés ‘PPE’. Sur son site, la CPDP comptabilise déjà 10.000 questions posées aux parties prenantes de cette future politique énergétique.

un véritable pilonnage

Avec quelques messages récurrents. «Beaucoup nient à l’Ademe[1] son droit à participer à l’élaboration de cette politique énergétique», poursuit Jacques Archimbaud. «A leur côté, il y a ceux qui veulent qu’elle soit pilotée par les services du Premier ministre et non pas ceux de Nicolas Hulot. C’est un véritable pilonnage.»

Samedi 9 juin, la CPDP a vu les choses en grand. Elle recevait 418 Français, recrutés par téléphone, à la présidence de l’Assemblée nationale. Toute la journée, les membres de ce G400 ont reçu une formation ultra accélérée sur des sujets aussi divers que les principaux objectifs de la LTECV, les futurs efforts qui seront demandés aux Français, la perspective qu’une voiture sur deux soit électrique en 2035 ou l’accélération du développement des énergies renouvelables. Ils ont ensuite été questionnés sur les grands enjeux de cette politique.

rendez-vous le 29 juin

Le vote était électronique mais ses résultats ne seront connus que le 29 juin. Ce jour-là, la CPDP organisera au Conseil économique social et environnemental (CESE), à Paris, une première restitution de la synthèse du débat national. La Commission particulière disposera ensuite d’un délai de deux mois pour rendre son rapport officiel au gouvernement. Lequel devrait alors avoir rendu sa première mouture de PPE.



[1] Ademe: Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

 



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