Fumées à risque à La Réunion

Le 03 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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Les poussières fines en suspension dans l’air (PM10) ont dépassé, aujourd’hui 3 novembre, le seuil d’information et de recommandation autour des zones incendiées.

 
Ces poussières atteignent une valeur moyenne de 55 microgrammes par mètre cube pour 24h, selon l’Observatoire réunionnais de l’air (ORA), qui s’est installé le 1er novembre à La Chaloupe St-Leu pour effectuer les mesures demandées par l’agence de santé océan indien (ARS-OI). Le seuil limite est fixé à 50 microgrammes par mètre cube selon un arrêté préfectoral.
 
Selon le Journal de l’île de La Réunion, les valeurs les plus fortes sont observées la nuit, lorsque le vent rabat les fumées vers les zones habitées. Pendant la journée, le vent vient au contraire de la mer.
 
Sur le terrain de la lutte contre les flammes, le deuxième bombardier Dash 8 est arrivé dans l’après-midi. Selon les pilotes, ce n’est pas l’avion le mieux adapté contre les feux de forêt qui ravagent actuellement le massif des Bénarès. Ils estiment qu’il est trop polyvalent et non conçu pour bombarder de l’eau, rapporte le Journal de l’île de La Réunion. En métropole, le rôle du Dash est plutôt de placer des barrières pour circonscrire l’incendie. Les pilotes ont également indiqué qu’ils étaient prêts depuis vendredi dernier 28 octobre et qu’ils regrettaient le temps perdu à déclencher l’opération. Pour rappel, l’envoi des deux bombardiers a été annoncé hier, par le ministre de l’intérieur Claude Guéant (voir JDLE).
 
Autre nouvelle de la journée : le président du conseil régional, Didier Robert, a annoncé qu’une enveloppe de 12,5 millions d’euros allait être débloquée. Elle financera les subventions aux agriculteurs touchés par les incendies ainsi qu’un programme de surveillance et de restauration de la forêt, dont 3.000 hectares sont déjà partis en fumée. Ce plan devrait permettre de construire ou de rénover des retenues collinaires sur des sites stratégiques et de créer 20 postes d’éco-gardes au Parc national et 400 emplois verts pour entretenir les sites forestiers.
 
En attendant, l’enquête se poursuit pour retrouver les pyromanes responsables des départs de feu observés le 25 octobre entre 15h et 16h30 à des kilomètres de distance. L’enquête autour de l’incendie d’octobre 2010, qui a également touché le Parc national, a été classée sans suite.


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