Fukushima: vers une épidémie de liquidateurs?

Le 23 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des années durant, des centaines de milliers de civils et de militaires ont été affectés à la zone interdite de Tchernobyl. Dans la plupart des cas, le suivi sanitaire de ces «liquidateurs» a été réduit à sa plus simple expression. Ce qui explique la grande disparité des bilans effectués ces dernières années. Selon l’OMS, 47 personnes ont été victimes de l’accident du 26 avril 1986. Pour les associations de liquidateurs, le chiffre tourne plutôt autour de 25.000 victimes.
 
Les mêmes «erreurs» vont-elles être reproduites au Japon? Pas impossible. Selon les syndicats nippons, le ministère de la santé a une curieuse manière d’évaluer la contamination des ingénieurs et techniciens travaillant sur le site de la centrale ravagée par le tsunami.
 
Porteurs d’un dosimètre durant leur présence sur le site, les sauveteurs de Fukushima Dai-Ichi, une fois leur vacation terminée, en sont dépourvus. Même s’ils résident, par la suite, dans une région touchée par les retombées radioactives de la catastrophe du 11 mars 2011.
 
Autre révélation: les services spécialisés du ministère de la santé n’évaluent pas la contamination des personnes travaillant à la réhabilitation de ces zones polluées par les radioéléments.
 
Révélée par la presse nippone, et confirmée par les autorités, cette information ne devrait pas calmer les ardeurs revendicatives des Japonais. Cette semaine, 10.000 résidents d'un district situé dans la zone d'exclusion devraient déposer une plainte collective contre Tepco, l’exploitant de la centrale accidentée. Jusqu’à présent, l’organisme gouvernemental du «traitement des litiges» ne traite que 660 dossiers d’indemnisation.


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