Fukushima: une décontamination à la petite semaine

Le 09 janvier 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ne balayer que là où la radioactivité est surveillée.
Ne balayer que là où la radioactivité est surveillée.
WNN

L'administration centrale japonaise promet de renforcer le contrôle des tâches de décontamination radioactive dans la région de la centrale accidentée de Fukushima, suite à des témoignages révélant que des milliards de yens partent en fumée dans des travaux bâclés.

Le nettoyage de villes et villages où se sont dispersées des substances radioactives émises par les réacteurs ravagés du complexe atomique a été confié à des entrepreneurs privés censés laver, déblayer et récupérer les résidus pour les purifier ou les stocker.

Mais, soucieux de limiter les temps et coûts, les entreprises n'hésitent pas à rejeter une partie des eaux utilisées dans des rivières alentour, ont affirmé des ouvriers qui ont témoigné de façon anonyme dans le quotidien Asahi Shimbun.

Certains ont raconté par exemple qu'on leur a même dit de nettoyer uniquement autour des sites de mesure des rayonnements.

Le chef du bureau spécial du ministère de l'environnement a reconnu lundi 7 janvier devant les médias que ses services avaient confirmé au moins deux cas dans lesquels l'eau sale utilisée pour laver les bâtiments a été répandue dans la nature, au lieu d'être recueillie afin d'être décontaminée.

Le vice-ministre de l'environnement, Shinji Inoue, s'est rendu le 9 janvier dans la province de Fukushima afin de présenter des excuses et tenter d'apaiser les craintes des résidents.

Le gouvernement a certes créé un guide de nettoyage, mais la tâche est jugée tellement titanesque et minutieuse que les recommandations s'avèrent inapplicables si l'on veut réaliser la décontamination dans les budgets et temps impartis.

Le ministère a «ordonné aux entrepreneurs concernés d'étudier la situation et de faire rapport d'ici vendredi».

Quatre sociétés sont principalement chargées des travaux de décontamination dans quatre agglomérations, Iitate, Naraha, Tamura et Kawauchi, où les niveaux de radioactivité permettent d'espérer un retour des habitants.

Le gouvernement japonais a déjà alloué près de 650 milliards de yens (5,6 milliards d'euros) dans le cadre d'une loi spéciale pour traiter la contamination radiologique, une somme qui devrait encore grossir.

Quatre des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été gravement endommagés par le séisme et le tsunami dans le nord-est du Japon le 11 mars 2011, rejetant des quantités considérables de substances radioactives dans l'environnement et conduisant 160.000 personnes à quitter leur domicile.



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