Fukushima : un No man’s land appelé à durer

Le 22 août 2011 par Geneviève De Lacour
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De larges zones situées autour du réacteur de Fukushima Dai-ichi pourraient bientôt être déclarées inhabitables et cela pour des dizaines d’années. La décision devrait être prise par le gouvernement japonais alors qu’une étude du ministère des Sciences révèle des taux de radioactivité beaucoup trop élevées.
 
Pour la première fois depuis la catastrophe de mars dernier, l’annonce faite lundi 22 août par Tokyo pourrait confirmer le fait qu’il ne souhaite pas voir les populations originaires de la zone se réinstaller dans leurs logements. Depuis des mois déjà, certains scientifiques et officiels en parlaient.  
 
Outre le fait d’annoncer à ces populations qu’elles ne seront pas autorisées à se réimplanter dans la zone, le gouvernement nippon envisage également un plan de compensation pour la location des terres contaminées. Mais pour l’instant, il  n’a pas précisé pour quelle durée l’accès sera refusé.
 
Depuis la catastrophe, le gouvernement dirigé par Naoto Kan est critiqué pour avoir tardé à ordonner l’évacuation des populations riveraines du site et avoir sous-estimé l’étendue de la contamination. L’administration souhaitait d’ailleurs lever les ordres d’évacuation d’ici au début de l’année prochaine, une fois les réacteurs stabilisés.
 
Un souhait contrarié après la publication, le weekend end dernier, de l’étude commandée par le ministère des Sciences et de l’éducation montrant un degré de contamination autour de la centrale beaucoup plus élevé que prévu.
 
Les communautés touchées par la catastrophe sont toutes situées dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Une zone rapidement évacuées après l’évènement dramatique. Environ 80.000 personnes ont dû fuir la zone. La plupart de ces gens vivent maintenant dans des logements provisoires ou des refuges et sont uniquement autorisées à retourner chez eux pour de très courts laps de temps, en portant les protections adéquates et sous la supervision des autorités.
 
Selon l’étude, la zone la plus contaminée se situe dans la ville d’Okuma à environ 4 km au sud-ouest du réacteur où on évalue qu’une personne y habitant pendant une année pourrait être exposée à 508,1 millisieverts ce qui est bien au-delà des 20 milli sieverts par an, valeur que le gouvernement considère comme sûre.
 


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