Fukushima: Tepco s’exonère de toute responsabilité

Le 05 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les dirigeants de Tepco –l’exploitant de la centrale de Fukushima Dai-Ichi- ont présenté le 2 décembre un rapport intermédiaire sur la catastrophe du 11 mars. Rendu public 6 mois avant le rapport final, il esquisse la stratégie de défense que devrait adopter l’électricien tokyoïte.
 
Sans surprise, le document rappelle que les installations étaient dimensionnées pour résister à un tremblement de terre comme celui survenu le 11 mars dernier. Ce qu’elles ont effectivement fait, soulignent les auteurs. Cependant, concèdent-ils, les mesures prises à la suite de l’inondation causée par les vagues du tsunami ont été «inadéquates et insuffisantes pour prévenir l’accident».
 
Et pour cause! Tepco n’a fait que suivre les conseils de tiers experts et des autorités compétentes, claironne-t-elle. Par ailleurs, les dégâts principaux (fonte des cœurs, notamment) n’étaient pas imaginables puisque non prévus par les règles de sûreté officielles. Bref, ce sont l’autorité de sûreté et le gouvernement qui ont manqué d’imagination.
 
Un début d’explication qui ne satisfait pas la presse japonaise. L’Asahi Shimbun s’interroge ainsi sur les raisons qui ont poussé les techniciens de Tepco à fermer les vannes du condenseur du réacteur n°1, créant les conditions propices à l’explosion d’hydrogène qui a soufflé le bâtiment.
 
Professeur d’ingénierie nucléaire à l’université d’Hokkaido, Tadashi Narabayashi souligne que le pré-rapport «n’explique
pas pourquoi la radioactivité a fortement augmenté dans le bâtiment du réacteur n°1, dès la nuit du 11 mars».
Plus sévère, Genki Yagaw, président du département d'ingénierie quantique et de science des systèmes de l’université de Tokyo, considère que «la cause directe de l’accident est bien un tsunami sans précédent, mais qu’il ne faut pas oublier que les mesures de sûreté étaient insuffisantes».
 
Lors de la présentation de l’étude, Masao Yamazaki, numéro deux de Tepco, a confirmé que l’entreprise allait prendre des mesures de prévention du noyage des groupes électrogènes de secours.


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