Fukushima: Tepco débute le déchargement du combustible

Le 21 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les techniciens de Tepco sortent le premier château de combusible de la piscine 4 de Fukushima.
Les techniciens de Tepco sortent le premier château de combusible de la piscine 4 de Fukushima.
Tepco

C’est une opération inédite qui commence plutôt bien. Lundi 18 novembre, Tepco a commencé à retirer les combustibles stockés dans la piscine de refroidissement du 4e réacteur de la centrale accidentée de Fukushima.

Même si elle se rapproche des conditions d’exploitation courante, cette manipulation est une première dans une installation dévastée par un accident de grande ampleur.

«La piscine en question constitue une des zones les plus sensibles du site dans la mesure où la puissance thermique contenue est la plus élevée des piscines associées aux 4 réacteurs dégradés», rappelle une note de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

A la suite du tsunami du 11 mars 2011, une partie du bâtiment abritant le réacteur et sa piscine s’était effondrée sur les installations. La piscine avait notamment été recouverte de débris de structure et de toiture.

Le déblaiement a été achevé en décembre 2012. Après avoir recouvert la piscine d’une bâche de protection, l’exploitant a construit une sorte de sarcophage au-dessus du bâtiment réacteur endommagé. Achevée à la fin de cet été, cette installation, équipée de deux puissants ponts roulants, abritera les opérations d’extraction du combustible.

Au moment de la catastrophe, la piscine n°4 contenait 1.535 assemblages de combustibles, neufs et usagés; donc avec des niveaux d’irradiation très différents.

Le 18 novembre, des opérateurs, à l’aide d’outils téléguidés, ont extrait 22 assemblages de la piscine et les ont déposé dans un conteneur étanche. Ce «château» a été décontaminé, avant d’être chargé sur un camion. Les combustibles ont été ensuite transportés vers une piscine d’entreposage commune de la centrale.

Tepco va maintenant décortiquer les vidéos et les mesures réalisées durant l’opération pour en valider le processus. Ce qui explique qu’aucun calendrier ne soit encore publié par l’électricien tokyoïte. Lequel a, de toutes façons, bien du temps devant lui. Car aucun exutoire définitif n’est pour le moment prévu par les autorités.

Raison pour laquelle le gouvernement nippon entend changer son mode de sélection d’un site géologique. Depuis 11 ans, Tokyo demande des communes volontaires. Sans succès.

Le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie va donc publier, l’an prochain, une carte regroupant une centaine de sites dont la géologie serait favorable au stockage de déchets de haute activité. Tokyo a tenté de rassurer les opposants, en précisant que les sites où subsiste une activité sismique ou volcanique seraient écartés.

Les villes présélectionnées devront réaliser des études géologiques approfondies. En contrepartie, Tokyo propose d’en consulter les habitants et de leur allouer une aide financière.

 



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