Fukushima: pourquoi évacuer?

Le 16 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Du retard dans l'évacuation des riverains de Fukushima ?
Du retard dans l'évacuation des riverains de Fukushima ?

En 2006, un âpre débat a opposé la Commission japonaise de la sûreté nucléaire (NSC) à l’agence pour la sûreté industrielle et nucléaire (Nisa). L’agence technique du nucléaire voulait que le gendarme nippon du nucléaire s’inspire des recommandations formulées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour réviser les normes de sûreté. En particulier, la NSC souhaitait que le nouveau corpus désigne nommément les zones devant accueillir les réfugiés en cas «d’évacuation immédiate», consécutive à un accident.

C’est précisément cette notion «d’évacuation immédiate» qui a fait tiquer les responsables de la Nisa. Ces derniers, rapporte la presse japonaise, considérant que cela ne ferait qu’ajouter à l’anxiété des populations riveraines des centrales nucléaires.

Conclusion: pas d’indication sur les zones où diriger les personnes évacuées dans les textes organisant les secours post-catastrophe nucléaire, publiés en 2007.

Ce qui peut expliquer les retards constatés dans l’évacuation des voisins de Fukushima Dai-Ichi. Le gouvernement japonais a attendu presque 5 heures, après que l’exploitant de la centrale lui a révélé l’ampleur du désastre, avant d’ordonner l’évacuation des riverains situés dans un périmètre de trois kilomètres autour des réacteurs accidentés.

Pour sa défense, Yoshinori Moriyama, son porte-parole, explique que la Nisa n’imaginait pas qu’une situation post accidentelle puisse se dégrader aussi rapidement que ce qui s’est produit dans la seconde quinzaine du mois de mars 2011.



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