Fukushima: les doses reçues par les liquidateurs ont été sous-estimées

Le 14 octobre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les contamations des liquidateurs de Fukushima auraient été sous-estimées.
Les contamations des liquidateurs de Fukushima auraient été sous-estimées.
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L’ONU est à pied d’œuvre à Fukushima. Ce lundi 14 octobre, une nouvelle équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a commencé sa mission au Japon. Durant toute la semaine, ses 16 membres vont étudier le site. Ils devront présenter, le 21 octobre, un rapport proposant de nouvelles solutions pour décontaminer les zones touchées par les retombées de l’accident du 11 mars 2011 et mieux organiser la gestion des déchets radioactifs.

En fin de semaine dernière, une autre agence onusienne a jeté un sacré pavé dans la mare. Dans un rapport préliminaire, révélé par l’Asahi Shimbun, le comité scientifique des Nations unies pour les effets des radiations atomiques (Unscear) affirme que l’exposition des liquidateurs de Fukushima a été volontairement sous-évaluée.

Après en avoir étudié 25.000, l’Unscear estime que les dosimètres portés par les techniciens de Tepco et les sous-traitants n’étaient pas conçus pour enregistrer tous les types de rayonnement ionisants présents sur le site accidenté.

Les experts onusiens notent aussi que les travailleurs de Fukushima subissent un examen de leur thyroïde bien après la disparition d’éléments à vie courte, telle l’iode 133, dont la demi-vie est de 20 heures. Ce qui fausse le calcul de leur contamination potentielle. Au total, estime le rapport, la contamination interne des personnes exposées pourrait avoir été sous-évaluées d’environ 20%.

Si cette estimation s’avérait fondée, le nombre de liquidateurs à surveiller devrait sensiblement augmenter. Déjà 12 techniciens, ayant reçu des doses comprises entre 2 et 12 grays, risquent de développer des tumeurs ou des pathologies de la thyroïde. 160 travailleurs supplémentaires, ayant reçu plus de 100 millisieverts de contamination externe, sont susceptibles de développer des cancers, poursuit l’étude.



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