Fukushima: la radioactivité des thons retrouve son niveau de fond

Le 01 septembre 2017 par Romain Loury
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Le thon obèse (Thunnus obesus)
Le thon obèse (Thunnus obesus)

Suite à l’accident de Fukushima, en mars 2011, des prélèvements de thon au large de la Californie présentaient une radioactivité dix fois plus élevée qu’avant la catastrophe. Jugé minime pour le consommateur, le risque est désormais totalement écarté, selon une étude publiée dans Environment Science & Technology.

Lors de précédents travaux, l’équipe de Daniel Madigan, de l’université de Harvard  (Cambridge, Massachusetts), avait révélé, au large des Etats-Unis, une contamination de thons rouges du Pacifique et de thons albacores par les isotopes 134 et 137 du césium, à des niveaux dix fois plus élevés qu’avant l’accident nucléaire.

Pêchés au cours de l’été 2011, ces thons, espèces migratrices, s’étaient imprégnés près des côtes japonaises. Le risque était toutefois jugé minime: les niveaux de radioactivité étaient loin des limites réglementaires, et bien en-deçà du taux d’autres isotopes radioactifs naturels, tels que le potassium 40.

Qu’en est-il depuis? Selon la nouvelle étude publiée par Daniel Madigan, ce taux de radioactivité s’est désormais totalement dissipé chez les poissons migrateurs, dont la plupart ont été prélevés à Hawaï et en Californie entre 2012 et 2015.

Poissons, cétacés, tortues

Les chercheurs ont ainsi analysé des échantillons de thon (albacore, thon obèse, bonite à ventre rayé), mais aussi de saumons, de requins bleus et makos, d’espadons, de cétacés échoués (dauphin commun à long bec, grand dauphin, rorqual commun) et d’une tortue olivâtre.

Parmi les 91 échantillons analysés, seule la tortue présentait un taux mesurable de césium 134, mais au niveau de traces (0,1 Becquerel/kg). Ni les poissons ni les cétacés ne contenaient plus de Cs134 à des taux mesurables. Idem pour les cinq dorades coryphènes prélevées au large du Japon.

Quant au césium 137, il est revenu à un niveau comparable à celui observé avant Fukushima, issu des essais nucléaires menés au cours des années 1940 et 1950. Pour Daniel Madigan, la consommation de poisson pose un risque «négligeable» pour la santé : «pour que ce poisson soit interdit du marché, il faudrait que le niveau de césium radioactif soit 1.600 fois plus élevé que celui relevé dans n’importe lequel de nos échantillons».



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