Fukushima: l’OMS se veut rassurante

Le 28 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Peu de risque sanitaire à craindre, estime l'OMS.
Peu de risque sanitaire à craindre, estime l'OMS.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie, aujourd’hui 28 février, une première estimation des effets sanitaires de la catastrophe de Fukushima.

Rédigé par une cinquantaine d’auteurs, le rapport de l’institution onusienne estime qu’au dehors des zones fortement contaminées par les retombées de radionucléides, les risques de cancers restent faibles.

Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux de radiations sont trop faibles pour perturber le développement des fœtus, accroître le nombre de fausses couches ou de malformations, affirment les rapporteurs. Dans les deux villes de la préfecture (Namie et Litate) où les débits annuels de dose, pour la première année d’exposition, ont varié entre 12 et 25 millisieverts (mSv), les risques de cancers s’avèrent plus importants que pour le reste de la population japonaise.

Durant leur vie entière, avancent les auteurs, les garçons auront un risque 7% supérieur à celui d’une population japonaise témoin de développer une leucémie. Pour les filles, l’accroissement du risque «vie entière» de subir un cancer du sein est de 6%, et de 4% pour les autres types de cancers «solides». Le risque «vie entière» de développer un cancer de la thyroïde est, en revanche, beaucoup plus élevé pour les filles: +70% par rapport à la population japonaise.

Pour impressionnants qu’ils puissent paraître, ces chiffres doivent être relativisés, rappelle l’OMS. Au Japon, 29,04% des femmes, dont la durée de vie moyenne est de 89 ans, développent un cancer solide. Un accroissement de 4% des cancers solides chez les filles de la préfecture de Fukushima fera passer ce pourcentage à 30,2% chez les femmes de la zone contaminée, et ce toujours durant leur vie entière.

Même chose pour les leucémies: le bond de 7% implique que 0,64% des hommes de Fukushima, contaminés lors de leur enfance pourraient développer ce type de cancer, contre 0,6% dans le reste de la population nippone. Pour les travailleurs ayant participé aux opérations de sauvetage, les estimations sont différentes. Les personnels les plus jeunes ont plus de risque que les autres (jusqu’à 20%) de développer un cancer de la thyroïde. Finalement, ce rapport laisse un goût d’inachevé.

Notamment parce qu’il ne traite pas (manque de temps?) de toutes les pathologies imputables à une exposition aux rayonnements ionisants. Faute de disposer de leur niveau de contamination, aucune estimation n’a pu être réalisée pour les policiers, pompiers et militaires qui sont intervenus au plus fort de la catastrophe.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus