Fukushima: l’AIEA veut des étrangers au Japon

Le 02 octobre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Yukiya Amano, patron de l'AIEA, veut que le Japon accepte l'expertise étrangère.
Yukiya Amano, patron de l'AIEA, veut que le Japon accepte l'expertise étrangère.
AIEA

La bataille de l’eau se poursuit à Fukushima. Tepco, l’exploitant de la centrale accidentée, a indiqué mardi 1er octobre que 4 tonnes d'eau radioactive s'étaient accidentellement répandues sur le sol du site, lors d'opérations de nettoyage. En partie absorbée, l’eau est potentiellement contaminée, a confirmé l’entreprise.

Qu’importe, est-on tenté de dire. Car le sous-sol de la centrale regorge d'eau radioactive en partie stockée dans un millier de réservoirs ou accumulée dans les sous-sols de l’installation.

Quoi qu’il en soit, ce énième incident fait perdre patience aux élites nippones. Dans un entretien accordé au quotidien Asahi Shimbun, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) appelle son pays à s’ouvrir à l’expertise étrangère pour venir à bout de la crise nucléaire.

Yukiya Amano recommande qu’une seconde inspection internationale, sous l’égide de l’AIEA, soit menée à Fukushima Dai-Ichi. Son but: mettre au point une stratégie pour réduire les risques liés à une fuite importante d’eau contaminée, renforcer le contrôle de la radioactivité et améliorer la communication avec les populations locales.

L’ancien diplomate nippon suggère aussi aux autorités japonaises de se conformer aux normes internationales en vigueur pour réaliser le contrôle de la contamination radioactive de l’océan.

Mardi encore, Junichiro Koizumi, Premier ministre japonais entre 2001 et 2006, a fortement critiqué l’attitude du chef de gouvernement vis-à-vis de l’énergie nucléaire. Lors d'une conférence à huis clos à Nagoya (centre du Japon), il a appelé son parti à changer de théorie et à prôner l'abandon de l'énergie nucléaire, selon des propos rapportés par des participants via les médias, rapporte l’AFP.

«Les gens du milieu économique disent que l'option zéro nucléaire serait irresponsable, mais ce qui l'est bien plus c'est de continuer sur la voie de l'énergie atomique alors même qu'il n'existe aucun lieu de traitement des déchets», a insisté l’ex-leader conservateur, devant un parterre de dirigeants, analystes et autres décideurs.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus