Fukushima: dans l’attente d’un bilan sanitaire

Le 27 avril 2016 par Romain Loury
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Un sur-risque de cancer pour les liquidaiteurs de Fukushima reste hypothétique.
Un sur-risque de cancer pour les liquidaiteurs de Fukushima reste hypothétique.
IRSN

Rebelote le 11 mars 2011: 25 ans après Tchernobyl, la centrale de Fukushima-Daiichi, au Japon, connaissait le même sort. Cinq ans plus tard, il est encore trop tôt pour connaître les retombées sanitaires.

Principale source d’inquiétude au Japon, les cancers de la thyroïde chez l’enfant, qui ont connu une épidémie suite à l’accident de Tchernobyl en 1986. Contrairement à d’autres préfectures du Japon, celle de Fukushima ne disposait pas de registre de ce cancer chez l’enfant. Il a donc fallu lancer une surveillance à grande échelle, portant sur 360.000 enfants.

A ce jour, il est bien trop tôt pour connaître l’existence d’un sur-risque, qui n’est apparu à Tchernobyl que 5 ans après l’accident, en 1991. Au Japon, une première vague de dépistage, mené entre octobre 2011 et avril 2014, a révélé 98 cancers de la thyroïde (cas dits «prévalents») sur 300.476 enfants dépistés. Un chiffre brut, qui en l’état ne donne pas d’indication sur l’éventuel impact de l’accident nucléaire.

16 nouveaux cas fin 2015

Pour cela, il faudra attendre les résultats des prochaines campagnes de dépistage, tous les deux ans. Celle en cours, menée d’avril 2014 à avril 2016, a mis en évidence 16 nouveaux cas de cancers (cas dits «incidents») de la thyroïde fin 2015, sans que l’on sache s’ils sont liés ou non à l’accident. Ce n’est donc pas avant 2018, à la fin de la prochaine campagne, que l’on disposera de premières tendances d’évolution temporelle.

Quant aux leucémies, dont le risque à Tchernobyl est désormais avéré chez les ‘liquidateurs’ mais pas en population générale, la possibilité d’un sur-risque à Fukushima est très hypothétique.

«Je serais étonné qu’on voit une augmentation» à Fukushima, où les doses sont plus faibles qu’à Tchernobyl, explique Jean-René Jourdain, adjoint à la directrice de la protection de l’homme à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Toutefois, «il n’est pas exclu de voir des leucémies apparaître chez des travailleurs», ceux exposés immédiatement après l’accident.

 



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