Fukushima: certains réfugiés bientôt de retour chez eux

Le 24 février 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plus de 50.000 personnes ont été évacuées.
Plus de 50.000 personnes ont été évacuées.
Guillaume Bression

Le Japon va lever un ordre d'exclusion portant sur une zone proche de la centrale nucléaire de Fukushima, ce qui va permettre à des réfugiés de retourner chez eux, ont annoncé les autorités japonaises ce lundi 24 février.

«La levée formelle de l'ordre d'évacuation prendra effet le 1er avril et concernera 300 personnes» originaires de Tamura, une ville située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la centrale accidentée, a expliqué à l'AFP un responsable du cabinet du Premier ministre.

Dans les deux années à venir, jusqu'à 30.000 personnes seront autorisées à retourner dans leur logement d'origine, qu'elles avaient dû quitter en raison des fortes radiations émanant du site nucléaire dévasté, a ajouté ce responsable.

Les anciens résidents des zones évacuées sont divisés sur l'opportunité ou non de retourner chez eux, certains craignant pour leur santé en raison des niveaux de radiation résiduels.

En vertu des directives gouvernementales, les zones proches de la centrale Fukushima Dai-ichi peuvent être déclarées habitables si le débit de dose est inférieur à 20 millisieverts par an (mSv/an). La décision finale revenant au maire de chaque commune.

La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) recommande une exposition moyenne de 1 mSv/an, mais estime qu'en dessous de 100 mSv/an, il n'y a pas de hausse importante de risque de cancer chez les personnes concernées.

Le responsable gouvernemental a précisé qu'une fois l'ordre d'exclusion levé, les personnes qui avaient quitté la zone seraient libres d'y revenir ou non.

Quel que soit leur choix, «leurs indemnités liées à la chute de valeur des propriétés et au chômage dans la zone continueront de leur être versées» par le gouvernement et Tepco, l'exploitant de la centrale accidentée.

En revanche, les 100.000 yens mensuels (715 euros) d'indemnité en reconnaissance de leur préjudice moral ne seraient plus versés aux réfugiés de retour chez eux.

Plus de 50.000 personnes ont été évacuées, durant le printemps 2011, des zones les plus contaminées par les retombées de la centrale. Réparties en trois (faiblement, moyennement et hautement touchées), ces zones couvrent une superficie d’environ 400 km2.



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