Fukushima, à l’état de traces, en France

Le 01 février 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu public, aujourd’hui 1er février, un premier bilan des conséquences radiologiques, en France, de la catastrophe de Fukushima.

Quelques jours après l’explosion de réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-Ichi, l’IRSN a détecté la présence de traces d’iode 131, de césiums 134 et 137 et, dans une moindre mesure, de tellure 132. Le suivi de ces radionucléides a été poursuivi jusqu’au mois de mai, indique l’Institut dans son rapport. Par la suite, les concentrations en radionucléides artificiels sont revenues à des niveaux proches des limites de détection. Conséquence: «l’IRSN a considéré qu’il n’était plus justifié de poursuivre ce plan de surveillance renforcée».

Les premiers résultats significatifs pour l’iode 131 ont été obtenus quelques jours après l’accident. «Les niveaux maximaux en iode 131 détectés ont été de l’ordre de:
 - quelques millibecquerels par mètre cube d’air (mBq/m3);
- la dizaine de becquerels par kilogramme (Bq/kg) de végétaux (herbes ou légumes-feuilles);
- quelques becquerels par litre (Bq/l) dans l’eau de pluie ou dans le lait».


«Le césium 137 (accompagné du césium 134 à un niveau équivalent) a également été détecté, à des concentrations généralement 10 fois plus faibles que celles de l’iode 131. Ponctuellement, le tellure 132 a été détecté dans l’air fin mars.»

Toutes les régions françaises ont été touchées de façon similaire, avec des fluctuations spatiales et temporelles dues au déplacement des masses d’air. «Ces niveaux sont cohérents avec les estimations issues des modélisations réalisées par l’IRSN en collaboration avec Météo-France.»

Pour autant, les niveaux de contamination restent extrêmement faibles. «Ces concentrations se situaient à des niveaux de 500 à plus de 1.000 fois inférieurs à ceux mesurés début mai 1986 en France suite à l’accident de Tchernobyl», rappelle le bras séculier de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Sur la base de valeurs moyennes et maximales de concentration en iode 131 mesurées de mi-mars à mi-mai, les doses maximales potentiellement reçues par inhalation et par ingestion ont été évaluées. «Pour l’enfant de 1 an, la dose équivalente à la thyroïde a été inférieure à 2 microsieverts (μSv) par inhalation et à 43 μSv par ingestion; pour l’adulte la dose efficace a été au maximum de 0,03 μSv par inhalation et de 0,17 μSv par ingestion. La dose efficace par exposition externe au dépôt radioactif ne devrait pas dépasser 1,6 μSv au cours de la première année suivant l’accident.»

«Ces doses estimées sont très faibles et permettent de confirmer qu’à aucun moment, les concentrations en radionucléides d’origine artificielle (iode 131 et césiums 134 et 137) mesurées dans les différents compartiments de l’environnement en France métropolitaine et dans les DROM-COM, n’ont présenté un risque environnemental ou sanitaire», poursuivent les auteurs du rapport.

Au cours du mois d’avril, les concentrations en iode 131 ont progressivement diminué au point de devenir difficilement détectables à partir de début mai, alors que le césium 137 restait mesurable dans l’air, mais à des concentrations extrêmement faibles (de l’ordre de 0,01 mBq/m3). Cinq mois après l’accident, le niveau ambiant de césium 137 dans l’air ne représente plus que le double du niveau ambiant résiduel observé avant l’accident, soit moins de 0,4 μBq/m3.



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