Fukushima: à l’est, peu de choses nouvelles

Le 14 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cette fois, c’est la Russie qui est touchée. Mercredi 13 avril, des responsables des douanes de Vladivostok ont stoppé une cargaison de voitures d’occasion en provenance du Japon. Motif: 47 véhicules présentaient des traces de contamination au césium 137 et à l’uranium 238.

Garées sur un parking, à proximité de la zone portuaire de la capitale du district Extrême Oriental, les voitures attendent une décision des autorités sanitaires. «Si les voitures sont considérées non dangereuses, elles seront remises aux propriétaires, dans le cas contraire, elles seront renvoyées au Japon», précise un responsable des douanes, Roman Famine.

Au Japon, la situation ne s’améliore pas. De moins en moins capables de satisfaire les besoins tokyoïtes en énergie, Tepco, l’exploitant de Fukushima Dai-Ichi, fait la tournée des électriciens mondiaux pour apprendre à gérer les délestages d’électricité.

Parallèlement, alors que 31 gigawatts de capacités de production d’électricité ont été stoppées (soit 11% du parc japonais!) à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars, Tepco cherche par tous les moyens à augmenter ses injections d’électrons. La dernière idée en date est de redémarrer les 5 tranches non opérationnelles de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa.

En 2007, la plus puissante centrale nucléaire nippone avait été fortement secouée par un tremblement de terre. Une enquête, menée par l’autorité de sûreté nucléaire (la Nisa) avait, par la suite, montré que les normes sismiques alors en vigueur étaient insuffisantes, et elle avait ordonné l’arrêt immédiat de l’installation, privant Tepco de 8.000 mégawatts de capacités installées. Par la suite, l’électricien avait durci les tranches 1 et 5, dont la Nisa avait permis le redémarrage. Mercredi, le président de la compagnie tokyoïte, Masataka Shimizu, a suggéré que l’on puisse redémarrer d’autres tranches avant la fin des travaux de consolidation.

Ce matin, le directeur général adjoint de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) a fait un point sur l’évolution de la situation sur le site accidenté. Globalement, celle-ci a peu évolué. Les 238 techniciens japonais poursuivent le refroidissement des réacteurs accidentés, avec de l’eau et de l’azote liquide (pour le réacteur numéro 1).

Commencé en début de semaine, le pompage de l’eau contaminée s’avère peu performant. «Cela prendra beaucoup de temps, le niveau diminue très lentement», confirme Olivier Gupta. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle. Car, tant que l’eau radioactive reste dans les bâtiments réacteurs, il ne sera pas possible de remettre en service les systèmes de contrôle et de refroidissement des réacteurs. «On ne sait pas combien de temps cette situation perdurera; des semaines, voire des mois», se lamente l’expert.

 


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