Fukushima: 6 mois après

Le 28 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le 27 septembre, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié une nouvelle évaluation de la situation sanitaire aux alentours de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi.
 
Avec la disparition des radioéléments à vie courte (iode 131, par exemple), les sols ne sont plus contaminés que par les césium 134 et 137.
 
«A l’intérieur de la zone des 20 kilomètres (zone évacuée en urgence au moment de l’accident), les activités surfaciques en césium 137 mesurées sur des prélèvements de sol varient entre moins de 30 kilobecquerels par mètre carré (kBq/m2) et 15.000 kBq/m2, soit un écart d’un facteur 500 entre les valeurs extrêmes», résume l’institut français.
 
Dans la zone d’évacuation planifiée mise en place à partir du 22 avril (concernant les communes d’Iitate, de Katsurao, et pour partie, de Namie, de Kawamata et de Minamisoma), les activités surfaciques en césium 134 et en césium 137 varient entre moins de 60 kBq/m2 et 8.000 kBq/m2. En dehors de ces deux zones, les activités surfaciques en césium 134 et en césium 137 ne dépassent pas 600 kBq/m2.
 
Dans le milieu terrestre, plus de 10.000 résultats d’analyses ont été communiqués au cours des mois de juillet et d’août sur le site internet des ministères de l’agriculture et de la santé du Japon (MHLW), dont près de 70% étaient liés à des analyses de viande de bœuf.
Sur l’ensemble de ces prélèvements, plus de 65% présentaient des résultats inférieurs aux limites de détection des appareils de mesure utilisés.
 
L’étude des données communiquées montre que, depuis le 1er juillet, les concentrations dans les produits végétaux terrestres ont présenté une tendance générale à la baisse et que les dépassements des normes de commercialisation ou de consommation ont concerné  des fruits (yuzu, sorte de pamplemousse) cultivés dans la préfecture de Fukushima; des feuilles de thé de la deuxième et de la troisième récolte de l’année dans plusieurs préfectures; certains champignons (log-grown, pholiota nameko et apricot milkcap de la préfecture de Fukushima); et de la viande de bœuf issue des préfectures de Fukushima, Miyagi, Iwate, Tochigi et Akita.
 
Aujourd’hui, estime l’IRSN, les denrées qui peuvent encore présenter une contamination significative sont les végétaux qui portaient déjà leurs feuilles (par exemple les théiers dont le feuillage est persistant ou les yuzu, fruits d’arbustes épineux) ou leurs fleurs (par exemple les abricotiers japonais dont la floraison est précoce) au moment des retombées atmosphériques; les végétaux cultivés sur des terres contaminées (risque de transfert par les racines); et les productions (lait et surtout viande) d’animaux nourris avec de l’herbe ou du fourrage contaminé.


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