Fret maritime: l’OMI échoue à imposer un objectif d’émissions de GES

Le 22 avril 2016 par Marine Jobert
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Le trafic maritime est responsable de 3% des émissions anthropiques de GES.
Le trafic maritime est responsable de 3% des émissions anthropiques de GES.
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Il y a des sujets qui fâchent: la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires commerciaux en est un. Le comité de protection du milieu marin (MEPC 69) de l’Organisation maritime internationale (OMI), qui tenait sa 69e réunion cette semaine, devait être l’occasion d’aborder, pour la première fois, ce sujet tabou. Patatras! Les délégués réunis à Londres se sont déchirés autour du principe même d’édicter des restrictions. La plupart des ‘Brics’ s’y sont refusé, face aux nations des îles Pacifique et des pays développés. Les îles Cook ont même rallié le camp des opposants à tout plan de réduction, aux côtés de la Chine… et des Etats-Unis, qui ont exigé qu’aucun objectif ne soit mis en discussion avant que les données sur les émissions des bateaux ne soient connues. Il appartient aux Etats et à la profession de se réformer pour atteindre l’objectif de 2°C, voire 1,5°C, puisque l’accord de Paris ne mentionne pas les secteurs des transports maritimes (et aériens).

Brics soudés

«Le nouveau secrétaire général de l’OMI a été obligé d’intervenir, raconte l’ONG Transport & Environment, en appelant aux gouvernements pour ne pas tuer les discussions post-Paris, pendant que la France prévenait qu’un échec à faire évoluer le plan couvrirait de ridicule l’entité maritime de l’ONU le jour même où l’accord de Paris était ratifié à New-York.» «Les pays en voie de développement sont dans le déni», considère Bill Hemmings, en charge des questions maritimes à T&E.

Iles Cook francs-tireurs

«En dépit du fait qu’une large majorité parmi les Etats membres et l’industrie soutenait la démarche, l’OMI s’est révélée incapable de traduire cette volonté en actes, et s’est retrouvée prise en otage par une poignée de ‘Brics’ et par les Iles Cook, des francs-tireurs de plus en plus isolés», estime pour sa part John Maggs, de l’ONG Seas at risk. The International Chamber of Shipping (ICS) s’est quant à elle félicitée de l’issue de la réunion. Elle espère voir adopté en octobre 2016, lors de la prochaine réunion du comité, un système de déclaration des émissions internes au secteur.

 



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