Fret ferroviaire: l’espoir de l’ouverture du marché

Le 31 mars 2006 par Claire Avignon
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fret ferroviaire
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C’est aujourd’hui 31 mars que le fret ferroviaire s’ouvre à la concurrence. Il y a 2 jours, le ministre chargé des transports en a rencontré les principaux acteurs pour faire le point sur ce mode de transport des marchandises.

L'ouverture du marché du fret ferroviaire à la concurrence, la panacée pour sortir ce secteur de la crise? C'est ce que semble annoncer Dominique Perben, ministre en charge des transports, lors d'une table ronde qui a rassemblé, le 29 mars, les acteurs du transport ferroviaire de marchandises: la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), les 2 opérateurs français Veolia transports et Euro cargo rail, ainsi que le Belge SNCB et l'Allemand Rail 4 chem. L'Union des transports publics (UTP) et Eurotunnel qui cherche à développer le fret ferroviaire vers le Royaume-Uni s'étaient aussi déplacés.

Tous les représentants du secteur ont souligné les «progrès» réalisés par la France, avec l'ouverture du marché mais aussi la création de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) qui va permettre aux sociétés privées de devenir moins dépendantes des compétences de la SNCF, l'«opérateur historique». Cependant, les améliorations à réaliser pour rendre le fret ferroviaire plus attractif restent importantes. Le premier à ouvrir le feu a été Michel Boyon, président de RFF, après avoir présenté sa politique d'amélioration et d'optimisation des infrastructures et les aides du gestionnaire du réseau en faveur des opérateurs privés: «Nos actions sont loin d'être suffisantes. Il faut encore trouver des clients et définir les moyens humains et financiers nécessaires.» De son côté, Matthias Raith, directeur général de Rail 4 chem, a témoigné de la difficulté de s'implanter en France, due notamment aux complexités administratives.

De son côté, Veolia transports a présenté un tableau moins pessimiste. «L'ouverture du marché en Allemagne, il y a 10 ans, a revitalisé le fret ferroviaire, explique Antoine Hurel, président de Veolia cargo France. Nous espérons que cela sera aussi le cas pour la France.» Le patron de la société n'a pas caché les difficultés –la rigidité du mode de transport de marchandises, le besoin de clarification des compétences maintenant que la SNCF n'a plus le monopôle, la certification des locomotives, etc.-, mais il a aussi assuré que Veolia serait «un acteur sur le long terme.»




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