François Hollande veut relancer la LGV Poitiers-Limoges

Le 10 octobre 2016 par Marine Jobert
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François Hollande veut équiper la Corrèze.
François Hollande veut équiper la Corrèze.

Le président de la République assure vouloir relancer le projet de ligne à grande vitesse, stoppée par le Conseil d’Etat pour son financement trop flou, sa rentabilité insuffisante et des temps de parcours incertains. Les opposants réclament des investissements dans les lignes existantes.

«Si on fait une infrastructure, ce n’est pas toujours pour qu’elle soit rentable financièrement. C’est aussi parce qu’elle obéit à une logique d’aménagement du territoire.» Ainsi s’est exprimé le (presque) candidat François Hollande, de passage en Corrèze ce 8 octobre, au sujet du projet de ligne à grande vitesse entre Poitiers-Limoges, dont la déclaration d’utilité publique (DUP) avait été annulée par le Conseil d’Etat en avril dernier. Et le président de la République d’assurer que le gouvernement était bien en train de relancer le projet de 115 kilomètres à 1,6 milliard d’euros: «Nous allons faire en sorte de nous prémunir contre une nouvelle annulation. Sinon, cela voudrait dire qu’on partirait pour longtemps.»

Utilité réelle des grands projets

Des propos qui ne perturbent «pas plus que ça» André Thépin, opposant de la première heure à ce projet ferroviaire dont le Conseil d’Etat a critiqué le financement trop flou, la rentabilité annoncée insuffisante et les temps de parcours incertains. Fin septembre, des sénateurs estimaient dans un rapport sur les processus de sélection et de financement des infrastructures de transport en général que l’annulation de cette DUP pourrait «probablement marquer les débuts d’une nouvelle jurisprudence administrative, plus attentive à l’utilité réelle des grands projets d’infrastructures de transport en période de tensions budgétaires».

Rentabilité à géométrie variable

André Thépin souligne en revanche l’absence d’investissements sur la ligne Poitiers-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et dénonce la suppression des lignes Bordeaux-Lyon, tant par le sud (via Ussel) que par le nord (via Limoges). «C’est pour des questions de rentabilité, justement, qu’on a supprimé ces lignes! Si l’on veut parler d’aménagement du territoire, pourquoi ne pas avoir soutenu financièrement la ligne Brive-Lille, qui permet de rallier Roissy et Marne-la-Vallée (jusqu’à Strasbourg, par exemple)?», demande le président du collectif anti-LGV pro-POLT. Et de conclure: «Tout ça va prendre encore du temps…»

 



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