François Hollande présente ses meilleurs vieux

Le 11 janvier 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Rien de neuf pour le corps diplomatique.
Rien de neuf pour le corps diplomatique.

C’est une petite place que le président de la République a réservée à l’environnement dans son discours de vœux au corps diplomatique, prononcé vendredi 11 janvier.

Après avoir rappelé que le monde subissait «une crise longue, éprouvante», où s’entremêlent finance, monnaie, écologie, économie et politique, François Hollande a indiqué quelles seraient ses priorités diplomatiques pour l’année.

En Europe, l’action française portera sur «la croissance, toujours la croissance». D’où l’importance accordée à la distribution prochaines des 120 milliards d’euros du pacte de croissance créé en juin 2012. Et parmi les dossiers auxquels le locataire de l’Elysée souhaite donner un coup de pouce financier: la politique agricole commune (quelle surprise!) et l’Europe de l’énergie.

A ce propos, le président de la République a rappelé à plusieurs reprises l’intérêt du développement de grandes infrastructures.

Dans le monde, la France s’engagera essentiellement dans la résolution de questions de sécurité, que ce soit au Mali, en Syrie ou au Moyen-Orient, pour réduire les risques de prolifération nucléaire.

Environnement, enfin: il faut «permettre au monde de rester viable», a rappelé François Hollande. Ce qui implique, précise-t-il, de créer un «développement compatible avec les évolutions de l’espèce humaine». A moins qu’il ne s’agisse de permettre à l’espèce humaine de s’adapter aux changements à venir? «Chacun sait aujourd’hui que l’hypothèse la plus optimiste est un réchauffement de 4°C d’ici 2100 si nous n’enrayons rien.»

Regrettant l’absence de tout accord international sur le climat, François Hollande a réitéré sa proposition d’organiser, en 2015, la conférence des parties à la convention de l’ONU sur le changement climatique. Conférence durant laquelle, avait-il expliqué lors de la Conférence environnementale, ce fameux accord international pourrait être conclu. Pour y parvenir, la France promet d’engager un important travail diplomatique, d’où la nomination, début décembre, de Nicolas Hulot comme envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

Autre antienne: l’agence mondiale de l’environnement. Déjà au programme de la conférence Rio+20 et de la Conférence environnementale, ce projet d’agence onusienne est toujours soutenu par la France. Sans succès.



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