François Hollande: Europe, décentralisation et climat

Le 14 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas d'annonce environnementale dans cette 3e conférence de presse du quinquennat.
Pas d'annonce environnementale dans cette 3e conférence de presse du quinquennat.
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Sans surprise, les thèmes chers aux lecteurs du JDLE ont été quasi absents de la conférence de presse donnée par le président de la République, dans l’après-midi du 14 janvier.

La faute en revient, évidemment, à François Hollande. Plus de deux heures durant, le chef de l’état n’a pas souhaité s’exprimer sur les thématiques des deux dernières conférences environnementales. La faute en revient aussi aux 600 journalistes qui se sont focalisés sur les sujets personnels, sociaux, politiques et économiques.

Trois exceptions à cela: la décentralisation, l’Europe et le climat. Dans le premier registre, François Hollande a appelé à la formation d’une alliance franco-allemande sur la transition énergétique, possiblement sur les énergies renouvelables. L’ex-premier secrétaire du PS allant jusqu’à vanter les réussites d’Airbus groupe pour allécher la galerie, à défaut de l’épater.

Si l’on s’intéresse aux énergies «décarbonées», pareil projet a déjà existé. Des années durant, Areva a fait alliance avec l’Allemand Siemens dans l’énergie nucléaire. Mais, faute de pouvoir investir, le groupe français a lassé son partenaire, qui a fini par reprendre ses billes, avant de mettre un terme à ses activités atomiques.

Une nouvelle loi sur la décentralisation va fortement inciter les collectivités à se regrouper. Le président de la République n’a pas exclu que le nombre de régions et de départements diminue. Les premières seront aussi dotées «d’un pouvoir réglementaire local d’adaptation».

La diminution du mille-feuilles administratif concernera également les intercommunalités. Elles aussi devront fusionner. «Les dotations de l’état varieront selon le niveau d’intégration des collectivités», a prévenu le locataire du palais de l’élysée.

Oubliant son ministre du développement durable, François Hollande a, en revanche, mentionné le nom de Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète. A son initiative, François Hollande va demander au pape François, lors d’une prochaine visite au Vatican, de soutenir le processus diplomatique qui devrait aboutir, en 2015, à la conclusion d’un accord mondial sur le changement climatique. Une première dans la diplomatie carbonique!



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