France nature environnement prépare la rentrée environnementale

Le 08 septembre 2008 par Claire Avignon
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Grenelle
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A quelques semaines de l’adoption du projet de loi Grenelle I par le Parlement, France nature environnement cherche à se repositionner dans le débat environnemental, confisqué depuis quelques temps par le gouvernement.

Meeddat contre Bercy. Et bientôt majorité contre opposition au Parlement? C’est ce que craint France nature environnement (FNE) pour le projet de loi de programmation Grenelle I, l’exemple du débat musclé sur la loi OGM n’incitant pas à la confiance. «On espère qu’on dépassera les logiques politiques, a expliqué Sandrine Bélier, directrice de France nature environnement (FNE), lors d’une conférence de presse organisé le 5 septembre. Il faut que chaque parlementaire considère le texte en tant que citoyen, que l’on réserve les débats sur les textes d’application. Et là, ce sera beaucoup plus musclé.»

«Ce projet de loi a un seul objectif: que les parlementaires se raccrochent au compromis du Grenelle, continue Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Ils s’y raccrocheront d’autant plus facilement si les acteurs du Grenelle ne font pas pression pour que les parlementaires votent contre des mesures qu’ils avaient soutenues.» Comme le milieu agricole qui pourrait pousser à assouplir la réduction par deux des pesticides d’ici 10 ans. Ou les élus locaux qui voient d’un mauvais œil les mesures relatives aux déchets ou à l’urbanisme.

FNE n’a préparé «que» 33 amendements qui «corrigent à la marge un certain nombre d’approximations qui nous semblent importantes de corriger, indique Sandrine Bélier. Le texte n’est pas idéal mais fidèle à une majorité d’engagements du Grenelle»

En revanche, FNE se prépare à un débat beaucoup moins serein sur le projet de loi de finances pour 2009 et sur le projet de loi Grenelle II dont «l’accouchement se fait dans la douleur», selon Arnaud Gossement. D’ailleurs, le débat parlementaire pourrait être repoussé de novembre à mars. «Les vrais enjeux sont sur la fiscalité verte», analyse le porte-parole de FNE. Taxe sur les poids lourds, sur l’incinération et la mise en décharge des déchets, instauration de péages urbains: aucun de ces dispositifs n’est certain de passer le cap de Bercy ni des deux chambres.

Les volets déchets et gouvernance déçoivent aussi le milieu associatif. Pour le premier, «la quasi-totalité des engagements du Grenelle ne figure pas dans les projets législatifs», estime Arnaud Gossement. Quant au second volet, il s’agit du «plus gros point faible» de la version actuelle du Grenelle II.


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