France- Italie: nouvelle autoroute maritime pour les transporteurs

Le 01 avril 2005 par Ludivine Hamy
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Depuis le 27 janvier 2005, Louis Dreyfus Armateurs et Grimaldi Napoli exploitent conjointement un service maritime mixte fret et passagers entre les ports de Toulon et Civitavecchia (Rome). Ce navire, destiné à désengorger le trafic autoroutier du sud de la France et de l'Italie, ouvre ainsi une véritable autoroute de la mer.

Alors que la Commission européenne parachève son programme sur les «Autoroutes de la mer», les transporteurs peuvent d’ores et déjà embarquer leurs camions ou remorques sur l'Eurostar Valencia, un car-ferry de 186 mètres de longueur et d’une capacité de 400 passagers en cabine et de 150 voitures et camions. Depuis le 27 janvier, ce bateau affrété par la GLD Lines (Grimaldi Louis Dreyfus Lines), une nouvelle compagnie fondée par Louis Dreyfus Armateur et l'Italien Grimaldi Group Naples, relie les ports de Brégaillon dans la rade de Toulon et de Civitavecchia à Rome en 14 heures. Une économie de temps substantielle pour les transporteurs qui ont l’habitude de faire le même trajet par la route en 22 heures. Mais le facteur temps n’est pas le seul avantage de cette nouvelle alternative maritime. La traversée pour un camion coûte 450 euros: «un tarif extrêmement intéressant pour les chauffeurs européens, quand on sait qu’un kilomètre coûte environ un euro en consommation de gasoil par voie terrestre pour une distance de 765 km», souligne M. Boyer, directeur commercial de GLD Lines. Sans compter les péages d’autoroutes et des tunnels (Fréjus et Mont Blanc), l’usure du moteur et des pneus, la fatigue du chauffeur et les risques d’accidents… Dans le bateau, les chauffeurs disposent d’une cabine tout confort, ainsi que d’un restaurant: de quoi se reposer entre deux trajets par route.
Pour l’instant, la compagnie propose trois rotations hebdomadaires, l’objectif étant d’atteindre 18.000 camions, 50.000 voitures neuves, 20.000 passagers sur une année. Un rythme jugé un peu insuffisant par certains utilisateurs du service, comme la compagnie de transports Gelin qui effectue des navettes régulières entre la France et l’Italie. Actuellement, la fréquentation est à 70% italienne et à 30% française. «Ce rapport s’explique certainement par le fait que les Italiens sont davantage habitués au maritime dans leur desserte de l’Espagne, la Grèce ou la Sardaigne. En outre, les flux de marchandises se font essentiellement dans le sens Sud- Nord», explique M. Boyer.
Depuis l’ouverture de la ligne, GLD Lines n’enregistre, en moyenne, que 20 à 50 camions ou remorques par trajet. Heureusement, le projet ne repose pas uniquement sur le fret de transporteurs. En effet, si la société Grimaldi a fourni le bateau, l’armateur français a, quant à lui, apporté un client de taille: Gefco (branche transport de PSA) a ainsi choisi d’utiliser l'Eurostar Valencia pour acheminer près de 40.000 voitures par an entre la France et l’Italie. De quoi assurer une certaine sécurité financière au projet dans sa phase de lancement. En revanche, GLD Lines n’a bénéficié d’aucune aide communautaire ou nationale pour le développement de son service.


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