Fraises surgelées à l’hépatite A: après l’Europe, les Etats-Unis

Le 05 juin 2013 par Romain Loury
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Le virus n’a pas été isolé sur aucun des produits testés.
Le virus n’a pas été isolé sur aucun des produits testés.
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Après la Scandinavie, les fraises surgelées à l’hépatite A viennent frapper de nouvelles régions du monde, dont le nord de l’Italie et les Etats-Unis.

Le lien entre les 89 cas d’hépatite A recensés depuis octobre 2012 en Scandinavie et la consommation de fraises surgelées semble désormais bien établi (voir le JDLE). Seul problème: le virus n’a encore été isolé sur aucun des produits testés.

Or c’est la même souche, de génotype IB, qui est impliquée dans une série de 49 cas d’hépatite A observée depuis fin mai dans 7 Etats de l’ouest des Etats-Unis (Arizona, Californie, Colorado, Hawaii, Nevada, Nouveau-Mexique et Utah). Coïncidence ou non, ce sont aussi des fruits rouges surgelés, mélangés à des graines de grenade et vendues sous le nom d’«Organic Anti-Oxidant Blend» par l’entreprise américaine Townsend Farms, qui sont incriminés.

Outre la Scandinavie, la souche virale en question, qui circule plutôt en Afrique du Nord et au Moyen-Orient qu’en Europe ou en Amérique du Nord, avait déjà été observée en Colombie-Britannique (Canada) en 2012. Selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l’«Organic Anti-Oxidant Blend» contient des fruits originaires des Etats-Unis, d’Argentine, du Chili et de Turquie.

De ce côté de l’Atlantique, le centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) a révélé, fin mai, une autre série de cas d’hépatite A, qui toucherait désormais 41 personnes résidant ou ayant séjourné dans les provinces autonomes de Trente et de Bolzano (nord de l’Italie), dont 15 touristes allemands, néerlandais et polonais. Là aussi, ce sont des fruits rouges surgelés qui sont en cause, selon l’enquête épidémiologique.

Malgré leur étrange air de famille, ces différentes affaires seraient à ce jour sans lien: parmi les cas «italiens», la seule souche séquencée, celle d’un touriste néerlandais, s’est avérée de génotype IA, différent du IB sévissant aux Etats-Unis et en Scandinavie. Aucun lien non plus avec une autre série de cas d’hépatite A, qui depuis fin 2012 a touché une centaine de touristes européens de retour d’Egypte, sans que les experts aient encore pu définir l’aliment en cause.

 



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