Fraises aux pesticides: la faute aux plants? L’enquête se poursuit

Le 12 décembre 2013 par Marine Jobert
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Traitement sur pied ou plants traités, le doute subsiste.
Traitement sur pied ou plants traités, le doute subsiste.
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La fraise n’avait plus la banane, depuis que des résidus de 37 pesticides différents avaient été trouvés sur des fruits, après des investigations menées par Générations futures (GF). En juillet dernier, l’association environnementale avait fait analyser 49 échantillons de fraises, cultivées en Espagne ou en France. Conclusions: 91,83% des échantillons analysés contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides (soit 37 molécules différentes) dont la quasi-totalité ont été toutefois trouvés à des concentrations en deçà de la norme autorisée (la limite maximale en résidu, ou LMR). Rien d’illégal au plan réglementaire, mais une situation préoccupante: 71,42% des échantillons analysés (soit 35 sur 49) présentaient des résidus de ces molécules fortement soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire d’interférer avec le fonctionnement du système hormonal.

 

«Cela jette le discrédit sur la profession alors que des éléments demandent à être vérifiés», avait alors déclaré Xavier Masse, le président de l'Association nationale des organisations de producteurs Fraise (AOPn Fraise). C’est chose faite: la contamination remonterait aux plants achetés à l'étranger, vient de déclarer Patrick Dehaumont, le directeur de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), sans préciser quels pays étaient concernés. «Les producteurs n'ont pas été mis en cause, la contamination vient peut-être des plants qui ont été importés de pays tiers, a-t-il expliqué lors d'une rencontre avec quelques journalistes, comme le rapporte l’AFP. L'enquête n'est toutefois pas terminée et il faudra attendre la prochaine récolte de fraises, au premier semestre 2014, pour avoir les résultats définitifs», a-t-il poursuivi.

 

«Nous sommes satisfaits d’avoir rendu service à l’administration en lui permettant d’identifier une filière à risque, a réagi François Veillerette, le porte-parole de GF, pour Le journal de l’environnement. Si la contamination des fraises ne provient pas des traitements, on s’en réjouit. Mais cela signifie que les plants vendus aux producteurs étaient fortement contaminés pour que les résidus relevés sur les fraises soient aussi élevés.» Et de demander des précisions sur la piste désormais privilégiée par la DGAL, ainsi qu’une surveillance accrue de la filière de production de plants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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