Forum mondial de l’eau : un premier bilan

Le 16 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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Public et privé devront s'allier pour développer les projets en coopération.
Public et privé devront s'allier pour développer les projets en coopération.

«Il y a un temps pour les plaidoyers et un temps pour les solutions et les engagements.» Dans le palais des événements, à moitié rempli, du parc Chanot où se tient le 6è Forum mondial de l’eau à Marseille, Henri de Raincourt est le premier à prendre la parole.

A l’extérieur, les allées sont presque désertes. En matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le ministre de la coopération parle de «devoir d’engagement qui ne peut être restreint au seul pouvoir public.» Et rappelle que l’Etat français s’engage à dépenser 600 millions d’euros pour l’aide au développement en matière d’eau et d’assainissement; notamment dans les zones rurales d’Afrique (40 millions d’euros) et à Gaza (10 millions d’euros pour la construction d’une usine de dessalement).  

Se succèdent alors à la tribune, représentants des ONG, industriels, associations, représentants des agences de bassins - les plus concrets en termes de propositions et d’engagements – mais aussi des parlementaires de tous pays qui en une ou deux minutes présentent 2, 3 engagements. Une liste de bonnes intentions agrémentées parfois de chiffre précis.

Marc Abadie, directeur général de l’agence de l’eau Adour Garonne ouvre les vannes et présente la première proposition concrète, celle des agences de l’eau françaises. Elles pourront octroyer, d’ici à 2015, 1% de leurs ressources financières pour des actions de coopération internationales, soit 20 millions d’euros par an.

Martin Guespereau, directeur de l’agence Rhône-Méditerranée et Corse propose de développer l’approche écosystémique de la gestion de l’eau avec pour objectif de couvrir 60.000 hectares de zones humides. Les Agences s’engagent également à «renaturer» les rivières de 60 bassins versants d’ici à 2018, à aménager ou supprimer 2.500 obstacles sur les cours d’eau pour la même échéance et d’investir 10 millions d’euros par an dans un réseau de sites pilotes. 

De son côté, Xavier Ursat annonce l’engagement de l’électricien français à intégrer dans la conception de ses projets l’«Hydroprower sustainability assessment protocol», un protocole favorisant le développement durable de l’hydroélectricité. Un projet devrait être lancé cette année, a indiqué le directeur délégué de la division production et ingénierie hydraulique de l’opérateur public.

Loïc Fauchon s’est déclaré favorable au lancement d’une campagne de mobilisation auprès des Etats pour inscrire le droit à l’eau dans la constitution des pays. Le directeur du Forum mondial de l’eau souhaite aussi doubler le montant des financements de projets de coopération en engageant à la fois les opérateurs publics et privés à allouer 1% de leur budget à cette aide.

Le p-dg du groupe des Eaux de Marseille a précisé qu’une journée de débat à l’assemblée générale des Nations unies sera dédiée à l’eau, début juillet, dans le cadre des discussions sur les catastrophes naturelles. 



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