Forum mondial de l’eau : passer d’une source de conflit à une source de coopération

Le 02 juin 2010 par Célia Fontaine
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Le coup d’envoi de la préparation du 6e forum mondial de l’eau qui aura lieu à Marseille en mars 2012 a été lancé ce mercredi 2 juin.

 

Depuis 1997 se tient tous les trois ans le plus grand événement international dans le domaine de l’eau, qui regroupe en moyenne plus de 20.000 participants du monde entier. Quel bilan peut-on tirer de ces réunions après 12 ans d’existence ?

Organisés par le Conseil mondial de l’eau, ces forums ont pour objectif de rapprocher un peu plus à chaque session les professionnels et décisionnaires autour de la question cruciale de l’accès à l’eau. Sans avoir l’ambition de résoudre définitivement les problématiques liées à l’eau et à l’assainissement, le 6e forum espère avant tout amener les acteurs influents à prendre des décisions concrètes. Parmi les enjeux clés : donner accès à l’eau potable et aux installations sanitaires aux milliards de personnes qui en sont privées, gérer la sécurité de l’eau à travers les frontières (assurer la coopération et gérer les conflits) et opérer des synergies entre l’eau, la santé, l’alimentation et l’énergie.

 Selon Benedito Braga, vice-président du Conseil mondial de l’eau, « il s’agit de permettre aux gouvernements de s’engager davantage et de travailler ensemble afin d’arriver à des négociations, qui mèneront ensuite à des résolutions concrètes ». « Ces discussions permettent également de trouver des financements innovants, une meilleure gouvernance pour les services de l’eau et de l’assainissement », précise Odile Gauthier , directrice de l’eau et de la biodiversité au ministère de l’Écologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.

Malgré la tenue de ces forums, les chiffres ne cessent de faire frémir : dans les pays en voie de développement, 80% des problèmes de santé sont liés à une mauvaise qualité de l’eau et à un manque d’installations sanitaires. D’ici 2030, la demande de nourriture de ces pays aura augmenté de 67 %, ce qui représente une pression supplémentaire sur les réserves d’eau potable déjà surexploitées.

Le processus est donc long avant l’adoption d’une convention mondiale sur l’eau et la reconnaissance officielle d’un droit à l’eau universel.



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