Fortum rachète le charbon d’E.ON

Le 28 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Aucune chance, en revanche, de relancer la production de charbon français.
Aucune chance, en revanche, de relancer la production de charbon français.
VLDT

L’énergéticien finlandais, producteur d’électricité décarbonée, rachète les centrales au charbon de son concurrent allemand.

Le charbon n’est pas mort. Et il en intéresse certains. Pour preuve, Fortum va débourser 3,7 milliards d’euros pour devenir l’actionnaire de référence d’Uniper, la filiale de l’électricien allemand E.ON en charge de ses centrales au charbon.

Ce faisant, l’énergéticien finlandais va changer de catégorie. Energétique, tout d’abord. En récupérant les 38 gigawatts (GW) de centrales fossiles d’Uniper (dont les centrales françaises de Gardane et de Saint-Avold), Fortum quadruple pratiquement ses capacités de production d’électricité.

600 TWh/an

A terme, le nouvel électricien pourrait disposer de plus de 50 GWe et produire 210 térawattheures par an. Les traders d’Uniper, qui ont commercialisé plus de 600 TWh/an en 2016, devraient aussi intéresser les dirigeants de Fortum.

Climatiquement, l’opération n’est pas une réussite. Environ 96% de l’électricité produite actuellement par Fortum est décarbonée (hydraulique, nucléaire, éolien, solaire). Ces usines d’incinération (avec récupération de chaleur) produisent l’essentiel de son bilan carbone: 18 millions de tonnes de CO2 par an.

En 2016, Uniper a rejeté plus de 43 Mt de gaz carbonique. Sans compter les rejets de ses 4 grosses centrales russes carburant au fioul et au charbon (11 GW, pour 54 TWh/an d’électricité produite en 2016).



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