Forte hausse annoncée du prix de l’électricité

Le 21 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il s’apprête à couper la poire en deux. Il? C’est Paul Champsaur. Missionné par le gouvernement pour établir le prix auquel EDF devra céder à ses concurrents le quart de sa production nucléaire – l’un des piliers de la loi sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité -, l’ancien directeur général de l’Insee doit bientôt rendre son rapport.

 

Un document que le Journal du Dimanche ( JDD) semble s’être procuré. Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire avance que le rapport préconise un accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh) de 39 euros le mégawattheure (€/MWh). Pile au milieu de ce que réclamaient les protagonistes du dossier.

 

Certes, Henri Proglio, le patron d’EDF, estime que vendre à moins de 42 €/MWh relève du « pillage du patrimoine national». Mais de leur côté, les concurrents de l’opérateur historique (GDF Suez, Poweo, Direct Energie) annoncent que si le gouvernement fixe l’Arenh à plus de 35 €/MWh, ils continueront de perdre de l’argent.

 

Quelle que soit la décision du ministère en charge de l’énergie, les consommateurs doivent s’attendre à de sévères hausses du prix de l’électron français (certes l'un des moins chers d'Europe). Les industriels ont déjà fait leur compte. Dans un communiqué mis en ligne vendredi 18 février, le Groupe des fédérations industrielles «considère qu’au-delà de 30/32 €/MWh, les tarifs d’électricité connaîtront une hausse supérieure à 15%. L’atout compétitif pour l’industrie que représente l’électricité d’origine nucléaire qui n’émet pas de CO 2 aura disparu».

 

Pour les particuliers, la note risque d’être plus salée encore. Selon le JDD, la hausse atteindrait au moins 35% sur 5 ans, avec le prix de gros de 42 € demandé par EDF. Elle serait de 30% au prix de 39 €, un niveau jugé plus raisonnable par le rapport Champsaur.

 

En juillet 2009, Pierre Gadonneix, prédécesseur malheureux d’Henri Proglio, avait réclamé à l’Etat une hausse des tarifs de 20% sur 3 ans «ou même un peu plus», pour limiter le recours à l’endettement du groupe semi-public.



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