Forte hausse annoncée du niveau des mers sur… 2.000 ans

Le 16 juillet 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une hausse de 9 mètres pour un réchauffement de 4°C.
Une hausse de 9 mètres pour un réchauffement de 4°C.
Brocken Inaglory

Ce n’est pas un scoop. Le réchauffement climatique contribue à l’élévation du niveau moyen des mers. Depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, il est déjà monté de près de 20 centimètres, rappelait, en 2007, le dernier rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec). Depuis la dernière décennie du XXe siècle, le rythme a même atteint les 3 millimètres par an.

Pour le moment, soulignent les océanographes, c’est l’expansion thermique de l’océan et la fonte des glaciers telluriques qui alimentent, pour les deux tiers, le phénomène; loin devant les fontes des glaces du Groenland et de l’Antarctique.

Cela pourrait ne pas durer. Une équipe internationale, menée par Anders Levermann (centre de recherche sur les impacts climatiques de Postdam, PIK), vient d’évaluer les réponses de ces trois facteurs à un fort réchauffement et ce sur une longue période (2.000 ans), dans un article récemment publié dans les Annales de l'académie américaine des sciences (Pnas). Jusqu’à présent, les études comparables avaient tendance à globaliser l’élévation du niveau des mers sur de courtes périodes (un siècle).

Après moult modélisations, calées sur les connaissances des évolutions passées du climat, les chercheurs arrivent à la conclusion qu’à mesure que les températures continueront de s’élever, c’est la fonte des inlandsis antarctique et du Groenland qui fournira le plus efficace des carburants à la montée des eaux. Sur une période de 2.000 ans, et avec un réchauffement de 4°C (par rapport à 1750), le niveau moyen des océans pourrait grimper de 9 mètres. Près de 80% de cette élévation étant le fait de la fusion des calottes polaires antarctique et groenlandaise.

Pour Anders Levermann, comme pour David Vaughan, responsable d'Ice2sea (programme qui minore plutôt les effets de la fonte des glaces, JDLE), le problème n’est pas tant de savoir à quel niveau exact la mer montera, mais bien de s’adapter à l’inéluctable avancée des mers avec son principal corollaire: l’accroissement des capacités de destruction à terre des tempêtes marines.



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