Forte baisse des subventions mondiales aux énergies fossiles

Le 01 mars 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les aides aux fossiles baissent depuis 2012.
Les aides aux fossiles baissent depuis 2012.
OCDE

Selon une étude réalisée par l’OCDE et l’AIE, les principaux Etats de la planète ont réduit de 40% en trois ans leur soutien au pétrole, charbon et gaz naturel. A contrario, la France les a augmentés.

Les Etats subventionnent de moins en moins production et consommation d’énergies fossiles, se félicite l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

Dans un rapport mis en ligne le 28 février, le ‘club des pays riches’ dresse une évaluation de l’évolution du millier d’aides publiques au pétrole, gaz et charbon recensées dans les 76 plus grandes économies du monde, à l’origine de 94% des émissions mondiales de CO2.

La France ne montre pas l’exemple. Selon les données collectées par l’OCDE, le montant total des aides publiques annuelles est ainsi passé de 700 M€ en 2012, à 867 M€ en 2016: +24% en 5 ans.

Ce type d’étude n’est pas nouveau: l’OCDE, le FMI, l’AIE, l’ODI[1] ou la Banque mondiale en publient régulièrement. L’originalité de la nouvelle approche de l’institution basée à Paris est d’harmoniser ses chiffres avec ceux de l’AIE, les économistes des deux maisons utilisant des méthodologies différentes. L’AIE estime l’économie réalisée par les consommateurs, l’OCDE le montant dépensé par les Etats ou leur manque à gagner.

Des aides en baisse de 40% en 4 ans

Résultat: entre 2012 et 2015, le montant annuel des aides aux fossiles est passé de 616 à 372 milliards de dollars (de 506 à 305 Md€). Une baisse de 40% en trois ans! L’essentiel de ces subventions, directes ou indirectes, vont au pétrole (autour de 70%) et au gaz naturel (autour de 25%).

N'oublions pas les externalités

L’étude OCDE-AIE fait malgré tout quelques oublis. Elle n’intègre pas les aides octroyées à certains électriciens qui utilisent du fioul, par exemple, pour produire de l’électricité. Exit aussi les externalités. Dans une note retentissante, le FMI avait estimé à 5.300 Md$ (4.350 Md€) le coût annuel de l’utilisation des énergies fossiles.



[1] OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques; FMI: Fonds monétaire international; AIE: Agence internationale de l’énergie; ODI: Overseas Development Institute,  un think tank dédié aux questions de développement

 



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