Forte baisse des émissions sous ETS

Le 01 avril 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le triplement du prix du quota ETS y serait-il pour quelque chose ?
Le triplement du prix du quota ETS y serait-il pour quelque chose ?
VLDT

Les rejets des sites industriels GES sous ETS ont chuté de plus de 8% l’an passé.

 

Ce n’est pas un poisson d’avril. C’est une bonne nouvelle. Mais, curieusement, les services de la Commission européenne n’en soufflent mot. Il y aurait pourtant de quoi. Les émissions des 14.000 sites industriels et entreprises assujettis au système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre (ETS) ont sensiblement baissé entre 2017 et 2018.

Selon des données intermédiaires diffusées ce lundi 1er avril par la Commission, en plafonnant à un peu plus de 1,6 milliard de tonnes, les rejets de GES sous ETS ont chuté de plus de 8% l’an passé. 

tendance baissière

C’est l’évolution des émissions imputables à la combustion (6,5%), majoritairement issues du secteur électrique, et à l’industrie (-3,4%) qui explique, en bonne partie, cette tendance baissière.

 «Du côté de l’industrie, les plus fortes baisses sont enregistrées dans le secteur du raffinage et de la chimie», souligne Emilie Alberola, chargée des politiques climatiques et des mécanismes de marché au sein d’Eco-Act.

Plusieurs raisons expliquent cette amélioration du bilan carbone de l’industrie lourde européenne.

triplement du prix

L’accroissement des productions éolienne et photovoltaïque, respectivement de 6% et 7%, et la baisse de 6% de la production des centrales au charbon et au gaz ont réduit de 5% les émissions du secteur électrique, indique Eurostat.

Les effets de la conjoncture (baisse d’activité, amélioration de l’efficacité énergétique des sites) ou de décisions plus définitives (fermetures de sites) ne sont pas à exclure non plus.

De même que l’évolution des prix des quotas. Entre 2017 et 2018, le cours de la tonne de GES sur le marché spot a triplé, passant aux environs de 20 euros. De quoi faire évoluer le modèle économique de certains émetteurs.



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