Forte baisse des consommations d’énergie en Europe

Le 09 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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A cause de son nucléaire, la France consomme de plus en plus d'énergie.
A cause de son nucléaire, la France consomme de plus en plus d'énergie.
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C’est un bond en arrière de plus de 20 ans que viennent d’effectuer les pays de l’Union européenne. Mis en ligne lundi 9 février, le dernier jeu de statistiques d’Eurostat montre que l’an passé, la consommation intérieure brute d’énergie[1] des 28 a atteint 1.666,2 millions de tonne équivalent pétrole (Mtep): comme en 1990!

En revanche, la baisse de la demande est continue depuis le pic observé en 2006: 1.832,2 Mtep. Entre 2012 et 2013, rappelle l’office de statistiques communautaire, la consommation des 28 a diminué de 1,16%. Leur taux de dépendance énergétique a atteint 53,2% en 2013 (47,9% pour la France).

Dans le lot, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les anciens pays du bloc communiste ont vu leur demande énergétique fortement baisser en raison de l’arrêt d’une grande partie de leur industrie lourde. La Bulgarie consomme un tiers d’énergie en moins qu’au début des années 1990. Le pompon étant détenu par la Lituanie: -60%.

Nouveau match France-Allemagne

Parmi les grands pays industrialisés, on note deux types de comportement: les économes et les autres. Le Royaume-Uni a ainsi réduit de 4,5% son appétit en kilowattheures entre 1990 et 2013. Dans le même temps, l’Allemagne a baissé le sien de 9%. La France n’a pas emprunté le même chemin: + 13,9% durant ces deux décennies.

Avec 135 Mtep (17% de la production totale d’énergie dans l’UE), la France est restée en 2013 le principal producteur d’énergie européen, devant l’Allemagne (121 Mtep, soit 15%), le Royaume-Uni (110 Mtep, soit 14%), la Pologne (71 Mtep, soit 9%) et les Pays-Bas (70 Mtep, soit 9%).

Globalement, l’UE satisfait ses besoins énergétiques avec du charbon (19,7%), du pétrole (9,1%), du gaz (16,7%), du nucléaire (28,7%), des énergies renouvelables (24,3%) et l’incinération de déchets (1,5%). Comme à son habitude, la France présente un singulier profil. L’Hexagone tire son énergie primaire à 80,9% du nucléaire et 17,1% des énergies renouvelables, à 0,2% du gaz, à 0,9% de la valorisation des déchets et à 0,9% du pétrole.

 



[1] La consommation intérieure brute d’énergie est égale à la production primaire plus les importations, les produits de récupération et les variations de stocks, moins les exportations et les approvisionnements en combustibles des soutes maritimes. Elle indique l’énergie nécessaire à la satisfaction de la consommation intérieure dans les limites du territoire national.

 



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