Forêts: le réchauffement s’en prend d’abord aux vieux

Le 20 mai 2015 par Romain Loury
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La menace se précise
La menace se précise

Les forêts commencent à subir les effets du réchauffement climatique, au risque d’accélérer les rejets atmosphériques de carbone, dont elles stockent un quart des réserves terrestres. Premiers à souffrir du changement, les arbres les plus grands et les plus vieux y sont les plus vulnérables, révèle une étude publiée dans Nature Climate Change.

La sécheresse nuit gravement à la santé des arbres, l’actualité est là pour nous le rappeler: en 2014, troisième année de l’extrême sécheresse qui accable la Californie, le service américain des forêts a recensé 12,5 millions d’arbres morts dans l’Etat. Fragilisés par le manque d’eau, ils auraient été victimes d’insectes attirés par la chaleur.

Publiée dans Nature Climate Change, une étude menée par deux chercheurs, Nathan McDowell et Craig Allen, travaillant pour l’US Geological Survey à Los Alamos (Nouveau Mexique) démontre que les arbres pourraient de plus en plus pâtir du réchauffement, qui devrait toucher en premier lieu les arbres les plus importants en matière de stockage de carbone. Au risque d’alimenter un cercle vicieux sur le climat -phénomène également avancé avec le pergélisol des régions boréales et arctiques.

Les chercheurs ont recouru à la loi physique de Darcy, qui mesure la circulation d’un fluide dans un milieu poreux, en l’occurrence celle de l’eau dans un tronc d’arbre. Bilan: les plus grands arbres, ceux qui peinent le plus à faire circuler l’eau, ainsi que ceux possédant la plus grande surface feuillue, souffriront le plus du réchauffement.

Vers une «réorganisation considérable»

Pour Craig Allen, «cette étude constitue une nouvelle preuve que les forêts historiques et de vieux arbres irremplaçables seront de plus en plus à risque si le climat mondial se réchauffe selon les projections actuelles». Pour Nathan McDowell, «nos forêts actuelles connaîtront une hausse continue de  leur taux de mortalité, avec une réorganisation considérable de leur structure et de leur stockage de carbone».

Publiée mi-mars dans Nature, une étude américaine menée dans la forêt amazonienne a montré, depuis le milieu des années 1980, une hausse de 30% de la mortalité des arbres, ainsi qu’une baisse d’un facteur 2 de la capacité de stockage de carbone.



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