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FNE veut une taxe Poids Lourds rapidement

Le 05 mai 2011 par Célia Fontaine
Il faut appliquer dès maintenant le principe pollueur payeur sur les réseaux routiers nationaux et locaux par le biais de la taxe kilométrique poids lourds. Tel est en substance le message lancé par France nature environnement (FNE) lors de son séminaire du 3 mai dernier.
 
Le principe de cette taxe découle de la Directive européenne Eurovignette, actuellement en cours de révision (dans le JDLE). La directive 1999/62/CE, modifiée par la directive 2006/38/CE, vise à appliquer le principe «pollueur-payeur» aux poids lourds pour encourager l'utilisation de véhicules moins polluants. Le texte doit permettre aux Etats membres qui le souhaitent de moduler les taxes de péage pour les camions en intégrant les coûts des impacts qu’ils génèrent (pollution de l’air, bruit, embouteillage).
 
La taxe Poids lourds concernera quant à elle tous les camions circulant sur les routes nationales et certaines départementales. Elle doit être mise en place début 2013 (dans le JDLE).
La mise en place de cette contribution touchant les camions de plus de 3,5 tonnes, prévue par le Grenelle de l'environnement et initialement annoncée pour 2011, puis 2012, sera précédée d'une expérimentation de trois mois en Alsace durant l'été 2012 (dans le JDLE).
 
L'éco-taxe Poids lourds devrait concerner environ 600.000 camions français et 200.000 étrangers, sur quelque 12.000 kilomètres de routes nationales et plus de 2.000 km de routes départementales sur lesquelles un important report de trafic est attendu.
« La taxe kilométrique poids lourds constitue un des leviers d’une politique de transports durables. Elle permettra de favoriser le rééquilibrage entre les différents modes de transport de marchandises en permettant un report de la route vers le rail et le fluvial », indique FNE.
 
Mais pour la fédération d’associations, si cette taxe constitue un des outils permettant de réduire le nombre de camions sur nos routes, les conditions nécessaires pour assurer un transfert vers le rail ne sont aujourd’hui pas réunies.
 
En effet, en 10 ans, le pourcentage du fret ferroviaire dans le transport global de marchandises a chuté de 50 % en France, et les conditions d’accès au réseau ferroviaire ne cessent de se dégrader.
 
C’est pourquoi il serait temps d’appliquer le principe de la taxe. Les marges issues de son produit seront directement versées à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) pour le financement des infrastructures de transports, au-delà de ce qui sera dépensé pour l’entretien des réseaux existants. Ces sommes contribueront donc à financer de nouvelles infrastructures nécessaires au report modal.
 
Enfin, la taxe agira directement sur la demande de transports, selon FNE. « L’augmentation des prix sera absorbée par la réorganisation et l’optimisation des circuits de distribution. La taxe permettra donc, indirectement, de diminuer le nombre de kilomètres parcourus par camions ».


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