FNE réclame la sécurisation des entrepôts de pesticides

Le 08 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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Le 1er juin dernier, un incendie se déclarait dans une coopérative bretonne entreposant des produits phytosanitaires. Le bâtiment situé à proximité de l’Aber Wrac’h n’est pas doté de bassins de rétention. Conséquence : l'eau utilisée par les pompiers a ruisselé dans le fleuve, entraînant de grandes quantités de pesticides.
 
Le préfet du Finistère, Pascal Mailhos, a rappelé dans un communiqué que l'entreprise Le Gouessant à Ploudaniel, compte tenu de ses activités (installation frigorifique associée aux entrepôts de stockage et de traitement des pommes de terre), n'est pas assujettie à la législation relative aux installations classées et n'a pas l'obligation d'édifier un bassin de rétention préventif.
 
Pourtant la société agroalimentaire y entreposait plusieurs centaines de kilogrammes de pesticides, de fongicides, d'herbicides sous forme solide ou liquide. Une partie de ces produits a pu être dispersée dans la nature durant la longue intervention des pompiers.
 
L’accident ayant entrainé une pollution du fleuve côtier, la fédération écologiste France Nature Environnement (FNE) a demandé la mise en place de bassins de confinement sur les sites entreposant des produits phytosanitaires. «Cette histoire révèle une insuffisance des politiques de prévention des pollutions accidentelles, notamment pour les entrepôts de produits phytosanitaires qui ne sont pas réglementés par la loi sur les installations classées», estime Raymond Léost, l’un des porte-parole de FNE.
 
Et celui-ci d’ajouter : «Nous demandons qu'un bilan de l'incident soit fait pour que de tels faits ne se reproduisent pas. Il faut un décret ministériel pour imposer la construction de bassins de confinement dans les coopératives agricoles et les jardineries».
 
Lorsque la pollution a été constatée, la pêche et le ramassage des coquillages ont été interdits par la préfecture. «Les premiers résultats des tests de recherche de produits phytosanitaires dans les eaux de l'Aber Wrac'h sont rassurants mais doivent être confirmés par d'autres analyses dans les tout prochains jours», a déclaré le 7 juin le préfet du Finistère dans un communiqué.
 
Les premiers prélèvements effectués en fin de semaine dernière avaient pourtant révélé la présence d'un herbicide, le prosulfocarb, à une concentration 1.000 fois supérieure au seuil de tolérance.

Raymond Léost considère, quant à lui, que la préfecture a trop tardé à communiquer notamment vis-à-vis des pêcheurs. L’interdiction de la pêche n’a été annoncée que le 4 juin, soit trois jours après l’incendie.  



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