Flore: 512 plantes menacées en France

Le 25 octobre 2012 par Stéphanie Senet
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La Saxifrage oeil-de-bouc est "en danger critique"
La Saxifrage oeil-de-bouc est "en danger critique"

Au moins 512 espèces de plantes sont menacées de disparition en France, selon le nouveau chapitre consacré à la flore par la Liste rouge nationale.

 

Cet état des lieux a été réalisé par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

 

1.048 plantes étudiées

Les chercheurs ont étudié 1.048 plantes dites vasculaires, c’est-à-dire des fougères et des plantes à graines ou à fleurs, identifiées par le Livre rouge de la flore menacée de France.

Parmi elles, 73 espèces et sous-espèces n’existent nulle part ailleurs dans le monde, comme l’armérie de Belgentier (Armeria belgenciensis) et la violette de Rouen (Viola hispida), désormais classées «en danger critique» selon la méthodologie de l’UICN (1).

La destruction et la modification des milieux naturels constituent la principale menace de la flore métropolitaine. Par exemple, le panicaut vivipare (Eryngium viviparum), une petite plante à fleurs bleues, a été victime de l’urbanisation et de l’abandon du pâturage. En 40 ans, il a pratiquement perdu toutes ses localités. Il est désormais «en danger critique». Pour les mêmes raisons, le liparis de Loesel (Liparis loeselii), une orchidée discrète, est en train de disparaître. Il est déclaré «vulnérable» mais fait l’objet d’un plan national d’action.

pollution et drainage menacent la flore

La pollution des milieux humides, ou leur drainage, représentent la deuxième menace la plus importante pour de nombreuses espèces, comme la saxifrage œil-de-bouc (Saxifraga hirculus, «en danger critique», plan national d’action) et la salicaire faux-thésium (Lythrum thesioides, «en danger»). Encore présente dans le Gard, celle-ci est aussi menacée par de grands travaux d’infrastructures ferroviaires alors qu’elle est l’une des plantes les plus rares de métropole.

Enfin, l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles a contribué à la disparition de plusieurs espèces, dont l’alsine sétacée (Minuartia setacea, en danger) et le bouleau nain (Betula nana), un arbuste aujourd’hui «quasi menacé» en raison de l’envahissement des broussailles sur les pâturages délaissés.

Cette nouvelle classification devrait permettre de hiérarchiser les plans d’action de sauvegarde au niveau national.

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(1) L’UICN s’appuie notamment sur la taille de la population de l’espèce, son taux de déclin, l’aire de répartition géographique et le degré de fragmentation.



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